Pas de teknival sauvage en Auvergne, le teknival In pas bien accueilli

TEUF C'est le 1er mai, mais personne n'est le bienvenu...

D'après agence

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En dépit des oppositions des agriculteurs qui ont déversé du lisier sur des sites retenus ou d'élus qui ont fait appel à la justice pour ne pas accueillir ce rassemblement, plusieurs dizaines de milliers de raveurs dansaient samedi sur l'aéroport de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) dans une ambiance bon enfant.
En dépit des oppositions des agriculteurs qui ont déversé du lisier sur des sites retenus ou d'élus qui ont fait appel à la justice pour ne pas accueillir ce rassemblement, plusieurs dizaines de milliers de raveurs dansaient samedi sur l'aéroport de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) dans une ambiance bon enfant. — André Durand AFP

Passe à ton voisin ! Plusieurs centaines de «teufeurs» étaient rassemblés jeudi matin à Montpezat-sous-Bauzon (Ardèche), près de Largentière, après avoir renoncé à organiser un teknival sauvage en Auvergne.

La préfecture d'Auvergne avait pris mardi «par mesure de précaution» des arrêtés interdisant tout rassemblement de type teknival dans les quatre départements auvergnats jusqu'au lundi 5 mai. «Nous voulions qu'ils évitent l'Auvergne et le but a été atteint», a déclaré à l'AFP Pierre Geneste, du centre opérationnel du Puy-de-Dôme, mis en place à la préfecture à Clermont-Ferrand.

Du coup, les «teufeurs» venus en Auvergne pour le «Fuck Sarkoval» se sont regroupés dans la nuit de mercredi à jeudi sur un parking de zone commerciale au Puy-en-Velay avant de prendre la direction de l'Ardèche, où 100 à 150 véhicules sont arrivés dans la nuit à proximité du lac Ferrand, a précisé la gendarmerie.

La réaction ardéchoise ne devrait donc pas tarder...

Teknival officiel à Crucey-Villages
Pendant ce temps, quelque 50.000 participants sont attendus au cours de ce week-end du 1er mai à un teknival autorisé, organisé sur l'ancienne base de l'Otan de Crucey-Villages (Eure-et-Loire). Autorisé, mais pas forcément attendu par les habitants, déjà hôtes d'un teknival en 2005.

Les élus du département, essentiellement UMP mais aussi quelques uns de gauche, ne décolèrent pas: «Notre réprobation porte autant sur le principe même de tels rassemblements qui mettent en danger les participants, les riverains et l'environnement, que sur la politique du fait accompli imposée par l'Etat, sans consultation ni concertation d'aucune sorte avec les élus et la population», ont protesté les élus.

«Sous le prétexte d'un festival de musique techno, ce type de rassemblement n'est en fait qu'une occasion de débauche débridée, essentiellement consacré au commerce et à la consommation massive d'alcools et de drogues dures», estime le député-maire de Dreux.

Les années passent, et malgré les tentatives de conciliation, les relations entre teufeurs et autorités locales sont toujours aussi tendues...