1er mai unitaire à Paris, Marseille, Lille, Tours...

SOCIAL La question des retraites, des fonctionnaires et des sans papiers au centre des cortèges de jeudi, coup d'envoi d'un mois de manifestations...

D'après agence

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Après les manifestations de milliers de retraités le 6 mars, à l'appel de tous les syndicats, pour une revalorisation de leurs pensions, la CGT et la FSU prévoient de nouvelles manifestations "locales, départementales ou régionales" le 29 mars.
Après les manifestations de milliers de retraités le 6 mars, à l'appel de tous les syndicats, pour une revalorisation de leurs pensions, la CGT et la FSU prévoient de nouvelles manifestations "locales, départementales ou régionales" le 29 mars. — Jean-Philippe Ksiazek AFP/Archives

Les traditionnelles manifestations syndicales du Premier mai marquent le coup d'envoi d'un mois de mai agité dans la rue.

Ce jeudi, à Paris, à Marseille, Lille, Tours, Strasbourg, Toulouse ou Bordeaux, CFDT, CGT, FSU, Unsa, Solidaires feront cortège commun derrière une banderole sur «les salaires, le pouvoir d'achat, l'emploi, les retraites et la paix».

Dans la capitale, les leaders de ces organisations, exception faite d'Alain Olive (Unsa) qui défilera à Strasbourg, manifesteront côte à côte de la République (départ 14H30) à la Nation. François Chérèque (CFDT) n'avait pas défilé à Paris avec les autres organisations depuis 2003. A Paris, les salariés sans-papiers en grève depuis le 15 avril seront également à l'honneur, en tête du carré CGT, au lendemain de l'annonce par le syndicat de la régularisation de trois d'entre eux par la Préfecture des Hauts-de-Seine, les premières depuis le début du mouvement.

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«Cette unité s'inscrit dans la lignée de nos actions intersyndicales régionales menées cette année, comme sur le pouvoir d'achat avec une manifestation le 16 avril», explique-t-on à la CFDT Ile-de-France, co-organisatrice du défilé parisien.

Dans la lignée du mouvement qu'elle a initié il y a quinze jours en Ile-de-France, la CGT mettra en tête de son carré parisien des salariés sans-papiers. «Qui mieux que les travailleurs sans-papiers de France pour illustrer La fête du Travail et de la solidarité internationale?», souligne Francine Blanche, secrétaire confédérale CGT, estimant qu'«ils ont conquis leur place dans le salariat français».

Seules FO — pour le «blocage à 40 ans» (de cotisation, ndlr) et le pouvoir d'achat, notamment à Paris entre la place d'Italie (départ 11H30) et la place de la Commune (XIIIe) et la CFTC — mot d’ordre le pouvoir d'achat, entre la République (départ 10H00) et le boulevard Rochechouart (XVIIIe) — feront cortège à part.

Le 15 mai, bis repetitae, avec une manifestation, là encore unitaire, avec les fonctionnaires et les lycéens et le 22 mai contre les projets gouvernementaux. Après des appels à la grève dans l'Education (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) et parmi les fonctionnaires (CGT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC, FO, CFDT), les cinq confédérations (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) ont également convenu mardi d'une journée nationale d'action et de manifestations la semaine suivante «pour la défense de la retraite solidaire». L'Unsa, Solidaires (Sud) et la FSU ont annoncé mercredi qu'ils se joignaient au mouvement.

Cela nous amènera au 22 mai. Le mot d'ordre de cette manifestation, volontairement large, n'entend «pas nier les différences d'approche existantes entre organisations sur les réponses à apporter», ont d'ailleurs précisé les syndicats dans leur communiqué.

Mais tous n'ont pourtant pas le même objectif: si FO et la CGT sont fondamentalement contre le passage à 41 ans de cotisation, la CFDT et la CFTC ne sont pas opposées au principe mais estiment que rien n'a été fait, en particulier en matière d'emploi des seniors, pour éviter l'augmentation de la durée de cotisation en 2012.