Procès Fourniret: les temps forts du 30 avril

Avec agence

— 

Le président de la cour. a ensuite interrogé Monique Olivier, cheveux blanc coupés courts, qui elle a répondu aux questions sur son identité et celle de ses avocats.
Le président de la cour. a ensuite interrogé Monique Olivier, cheveux blanc coupés courts, qui elle a répondu aux questions sur son identité et celle de ses avocats. — Denis Charlet AFP

Un aveu macabre et accablant. Monique Olivier, l'épouse et complice présumée de Michel Fourniret, a reconnu mercredi devant la cour d'assises des Ardennes qu'elle avait rejoué avec son mari des scènes de crimes lors de leurs relations sexuelles, simulant le rôle d'une victime implorant l'accusé.

>> Notre dossier sur le procès de Michel Fourniret et Monique Olivier.

Longuement interrogée sur sa vie sexuelle par Me Gérard Chemla, un avocat des parties civiles, Monique Olivier a fini par reconnaître du bout des lèvres qu'elle avait accepté «quelquefois», à la demande de son mari, de simuler le rôle d'une jeune fille contrainte à lui demander de lui pratiquer une fellation. «Il voulait que je fasse comme si j'étais une jeune fille qui l'abordait», a-t-elle répondu à Me Gérard Chemla, l'avocat de la famille de Mananya Thumpong, une adolescente de 13 ans que Fourniret a reconnu mercredi avoir enlevée et tuée, mais qu'il nie avoir violée.

>> Qui sont les victimes de Michel Fourniret?


«Il fallait que je lui demande s'il voulait bien faire l'amour avec moi», a-t-elle poursuivi. «Il me demandait que je lui dise "Monsieur, s'il vous plaît... " et puis lui dire "Merci, Monsieur"», a-t-elle ajouté. Enfin, la femme de Michel Fourniret a déclaré avoir «conscience» qu'elle redisait, pendant ces scènes, les paroles que les victimes avaient été contraintes d'adresser à son mari.