Meurtre d'une étudiante suédoise: l'arme du crime retrouvée?

Avec agence
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Le maniaque sexuel multirécidiviste, soupçonné du meurtre de l'étudiante suédoise retrouvée morte le 19 avril en forêt de Chantilly (Oise), a été déféré dimanche au parquet de Paris en vue de sa probable mise en examen, les enquêteurs affirmant disposer d'un "faisceau d'indices".
Le maniaque sexuel multirécidiviste, soupçonné du meurtre de l'étudiante suédoise retrouvée morte le 19 avril en forêt de Chantilly (Oise), a été déféré dimanche au parquet de Paris en vue de sa probable mise en examen, les enquêteurs affirmant disposer d'un "faisceau d'indices". — Stéphane de Sakutin AFP

La garde à vue de l'homme soupçonné d'être le meurtrier de l'étudiante suédoise retrouvée morte le 19 avril en forêt de Chantilly (Oise), a été prolongée samedi après-midi de 24 heures, a annoncé le parquet de Paris.


Le suspect, un maniaque sexuel multirécidiviste, avait été interpellé vendredi après-midi à Bougival (Yvelines) et placé en garde à vue à la brigade criminelle au Quai des Orfèvres à Paris.


>>> Le point sur ce que l'on sait de l'homme arrêté est ici.


A l'issue de sa garde à vue, il sera déféré dimanche après-midi au parquet de Paris où une information judiciaire devrait être ouverte en vue de sa présentation à un juge d'instruction et de son éventuelle mise en examen.


Durant les premières 24 heures de garde à vue, l'homme, qui a été entendu à deux reprises par les policiers, ne s'est pas expliqué sur les faits. «Il laisse parler les enquêteurs et ne dit rien», a expliqué une porte-parole du parquet, en précisant que l'homme, qui a l'habitude de la garde à vue, est resté très calme.


Sa concubine a également été entendue par les enquêteurs avant d'être relâchée. Elle a raconté aux policiers avoir rencontré son compagnon dans un refuge pour sans-abri alors qu'il venait de sortir de prison et avoir emménagé avec lui à l'automne 2007.


Elle leur a également indiqué s'être disputée avec lui en fin de semaine dernière, jeudi ou vendredi, car elle souhaitait mettre fin à leur relation, et précisé qu'il avait ensuite quitté leur domicile en prenant son véhicule et qu'elle ne l'avait ensuite plus revu, a rapporté le parquet.


Une arme retrouvée 


Une perquisition a été menée en présence du suspect, vendredi soir pendant quatre heures, à son domicile, rue des Vinaigriers dans le 10e arrondissement de Paris.


>>> Notre journaliste était sur place. Lire son compte rendu ici.


Durant les premières 24 heures de la garde à vue, les enquêteurs, convaincus d'être en présence de l'auteur présumé du meurtre de Sussanna Zetterberg, l'étudiante de 19 ans, se sont employés à réunir des éléments matériels pour tenter de confondre le suspect.


Si les relevés ADN pratiqués sur la scène du crime n'ont rien donné, les résultats d'autres prélèvements pratiqués dans le véhicule du suspect sont attendus. Les enquêteurs de la brigade criminelle sont convaincus de «tenir le suspect» dans cette enquête pour laquelle ils ont engagé une «course contre la montre». Entre trente et quarante policiers ont été mobilisés sur cette affaire, classée «Numéro un».


Samedi soir, une source proche de l'enquête a indiqué à l'AFP que des éléments matériels à charge et de preuve ont été recueillis lors des analyses effectuées notamment dans son monospace, où a été retrouvée une arme de calibre 22 long rifle qui pourrait être celle utilisée contre Sussanna Zetterberg. Les enquêteurs estiment à présent avoir suffisamment d'éléments matériels pour le confondre, selon la même source.


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Les enquêteurs, qui ont interpellé le suspect vendredi à 16h00 à Bougival (Yvelines) à la suite d'une «série de recoupements» menant tous «vers la piste d'un mystérieux maniaque sexuel», cherchaient à étayer ces «recoupements» qui «relèvent de l'identité judiciaire» et concernent des empreintes, génétiques notamment «mais pas seulement».


Ce faux chauffeur de taxi, dont l'identité n'a pas été révélée, avait été vu peu avant son arrestation «en train de déterrer» des effets dans le bois de Boulogne à Paris qui pouvaient être des «pièces à conviction».


Les policiers ont été placés sur sa piste après avoir notamment recueilli des témoignages sur le taxi qu'avait emprunté la victime, âgée de 19 ans, en sortant d'une boîte de nuit parisienne, La Scala, samedi dernier.


Faux taxi


Des témoins ont évoqué un monospace blanc qui s'est avéré être celui du suspect, qui avait eu affaire à la police, il y a quelque temps, en qualité de faux taxi. Une jeune femme, notamment, a confié aux enquêteurs avoir eu affaire au suspect très récemment sans avoir été a priori agressée.


Le corps à moitié carbonisé de Sussanna Zetterberg avait été découvert samedi dernier, le 19 avril, par un promeneur au bord d'un chemin en forêt de Chantilly.