Meurtre d'un étudiante suédoise: un maniaque sexuel multirécidiviste en garde à vue

— 
Le maniaque sexuel multirécidiviste, soupçonné du meurtre de l'étudiante suédoise retrouvée morte le 19 avril en forêt de Chantilly (Oise), a été déféré dimanche au parquet de Paris en vue de sa probable mise en examen, les enquêteurs affirmant disposer d'un "faisceau d'indices".
Le maniaque sexuel multirécidiviste, soupçonné du meurtre de l'étudiante suédoise retrouvée morte le 19 avril en forêt de Chantilly (Oise), a été déféré dimanche au parquet de Paris en vue de sa probable mise en examen, les enquêteurs affirmant disposer d'un "faisceau d'indices". — Stéphane de Sakutin AFP

Le ministère de la Justice a affirmé samedi, dans un communiqué, que le type de crime dont a été victime l'étudiante suédoise de 19 ans retrouvée morte il y a une semaine était «souvent le fait de récidivistes et de criminels dangereux».


Le suspect arreté vendredi dans cette affaire, est en effet un maniaque sexuel multirécidiviste, condamné pour plusieurs viols avec enlèvement.


Agé de 51 ans, il a effectué une vingtaine d'années de prison pour plusieurs peines concernant des faits de violences, viols, atteintes sexuelles parfois accompagnés d'enlèvement.


Si sa première condamnation, quand il a 15 ans, concerne un vol à main armé, les peines les plus lourdes ont été prononcées par des cours d'assises de la région parisienne pour des crimes sexuels: en 1979 pour le rapt et le viol d'une jeune femme (6 ans de réclusion), en 1989 pour le viol d'une auto-stoppeuse de 21 ans abandonnée nue dans la forêt de Rambouillet et d'une fillette de 12 ans (18 ans).


Durant les premières 24 heures de garde à vue, l'homme, qui a été entendu à deux reprises par les policiers, ne s'est pas expliqué sur les faits. «Il laisse parler les enquêteurs et ne dit rien», a expliqué une porte-parole du parquet. L'homme, qui a l'habitude de la garde à vue, est resté très calme, a-t-elle ajouté.