Le logiciel «Ardoise» 2 arrive

INTERIEUR – Décrié puis suspendu, le logiciel policier revient dans une version moins polémique…

Sa C avec agence

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La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a décidé mardi de suspendre l'expérimentation du très controversé logiciel de police "Ardoise" qui avait été jugé discriminatoire par des associations et un syndicat de police.
La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a décidé mardi de suspendre l'expérimentation du très controversé logiciel de police "Ardoise" qui avait été jugé discriminatoire par des associations et un syndicat de police. — Jacques Demarthon AFP/Archives

C’est une version remaniée du logiciel «Ardoise» que Michèle Alliot-Marie a validé, vendredi. La nouvelle version du logiciel qui avait suscité la polémique avant d’être suspendu ne retiendra que des critères caractérisant les délits et non leurs victimes, a assuré la ministre de l'Intérieur.
 
«On ne fera plus apparaître que quelqu'un est homosexuel»
 
La ministre s'est attachée à «lever les craintes qu'il pouvait y avoir sur le droit de la personne non seulement à sa liberté mais au respect de sa vie privée». En clair, les données telles que «mineur en fugue», «sans domicile fixe», «personne âgée», «permanent syndical», «membre d'une secte», «transsexuel» ou «homosexuel», ne seront plus prises en compte. «On ne fera plus apparaître que quelqu'un est homosexuel, cela ne nous regarde pas, en revanche, si l'agression est homophobe, cela apparaîtra dans la qualification de l'acte et non plus dans les caractéristiques de la personne», a-t-elle ainsi précisé. Cela pourrait permettre à la police de «suivre les évolutions de certains types de délinquance de façon à ce que l'on puisse anticiper et être plus efficace» contre eux.
 
Concernant la personne elle-même, la ministre a indiqué que «les seuls éléments qui interviendront sont ceux qui manifestent d'une façon très objective une fragilité particulière qu'il faut pouvoir prendre en compte pour mieux (la) protéger». A titre d'exemple, elle a cité le cas de quelqu'un qui serait délégué syndical, parce que «s'il est attaqué en tant que tel, c'est quelqu'un qu'il faut protéger», a-t-elle jugé.
 
Michèle Alliot-Marie s'exprimait devant la presse en présence du président de la Halde http://www.halde.fr/, Louis Schweitzer, qu'elle venait de recevoir à propos du logiciel «Ardoise».

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