Des avancées dans le dossier des travailleurs sans papiers

SOCIAL Une délégation de la CGT et Droits devant! a été reçue lundi soir au ministère de l'Immigration...

Avec agence

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Cette grève de salariés sans-papiers, déclenchée de façon coordonnée pour la première fois en France dans une vingtaine d'entreprises de la restauration, du bâtiment ou du nettoyage près de Paris, oblige une partie du patronat à s'engager pour obtenir leur régularisation.
Cette grève de salariés sans-papiers, déclenchée de façon coordonnée pour la première fois en France dans une vingtaine d'entreprises de la restauration, du bâtiment ou du nettoyage près de Paris, oblige une partie du patronat à s'engager pour obtenir leur régularisation. — Joel Saget AFP

Le dossier des travailleurs sans papiers en grève avance. Lundi soir, une délégation de la CGT a reçu l'assurance du ministère de l'Immigration que les cinq préfectures concernées par la grève «allaient étudier positivement» les dossiers de ces salariés, a annoncé Francine Blanche, secrétaire nationale de la CGT. «Nous avons pas mal avancé, on a peut-être devant nous une sortie de crise.»

«Il nous a été demandé d'apporter pour demain soir dans chacune des cinq préfectures tous les papiers de ces travailleurs en grève et nous avons reçu l'assurance qu'ils seraient étudiés positivement», a ajouté Francine Blanche après cette réunion avec le chef de cabinet de Brice Hortefeux.

Les piquets de grève resteront en place

La CGT soutient depuis mardi dernier avec l'association Droits Devant! une grève de travailleurs sans papiers dans la région francilienne. Selon Jean-Claude Amara, le porte-parole de cette association, le mouvement concerne maintenant quelque 600 travailleurs dans 17 endroits. Jusqu’à présent, la CGT et Droits Devant! réclamaient de négocier non pas avec le ministère de l’Immigration, mais avec le ministère du Travail, estimant que ces cas relevaient de l’emploi et non de l’immigration.

Francine Blanche et Jean-Claude Amara ont tous deux assuré que «l'ensemble des piquets de grève resteront en place jusqu'à ce qu'on ait la certitude que l'examen des dossiers avance bien dans les préfectures».

Le ministère de l'Immigration a confirmé lundi soir qu'il y avait bien «une avancée» et que les dossiers des salariés sans papiers allaient être transmis par la CGT aux préfectures auxquelles «il appartiendra de se prononcer cas par cas».