Pharmaciens contre Leclerc: décision attendue sur la publicité controversée

SANTE Le tribunal de grande instance de Colmar doit rendre ce lundi après-midi sa décision...

Avec agence

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Le tribunal de grande instance de Colmar devait rendre lundi après-midi sa décision sur la publicité controversée des centres Leclerc sur la vente en grandes surfaces des médicaments non remboursables, dont des groupements et syndicats de pharmaciens exigent le retrait.
Le tribunal de grande instance de Colmar devait rendre lundi après-midi sa décision sur la publicité controversée des centres Leclerc sur la vente en grandes surfaces des médicaments non remboursables, dont des groupements et syndicats de pharmaciens exigent le retrait. — Jacques Demarthon AFP/Archives

Le tribunal de grande instance de Colmar devait rendre lundi après-midi sa décision sur la publicité controversée des centres Leclerc sur la vente en grandes surfaces des médicaments non remboursables, dont des groupements et syndicats de pharmaciens exigent le retrait.

«La décision sera rendue dans l'après-midi», a-t-on appris auprès du tribunal.

Représentant les groupements de pharmaciens Univers Pharmacie (plus de 470 officines en France) et Directlabo SA (près de 1.700 adhérents) ainsi que deux syndicats de pharmaciens, l'USPO et l'UNPF, Me Michaël Allouche a demandé le 16 avril à l'audience le retrait de la campagne sous peine de 20.000 euros par jour de retard.

Selon lui, cette publicité qui présente les médicaments comme des bijoux de luxe est «dénigrante, mensongère et trompeuse à l'égard des pharmaciens présentés comme des grippe-sous». La défense du Groupement d'achats Leclerc avait de son côté plaidé qu'il s'agissait d'une «publicité d'opinion» et s'était fondée sur le droit à la liberté d'expression garanti par la Convention européenne des droits de l'Homme. La campagne publicitaire plaide en faveur de la vente en supermarché des médicaments non remboursables, arguant que cela entraînerait des baisses de prix. Michel-Edouard Leclerc, patron des centres éponymes, a notamment affirmé qu'il pourrait vendre 25% moins cher que la moyenne si le gouvernement ouvrait ce marché à la grande distribution, un chiffre contesté par Me Allouche qui a soutenu que la concurrence existait déjà entre les pharmacies.