Un transfert du poète au Panthéon de moins en moins probable

B. B. avec S. Colineau, à Fort-de-France - ©2008 20 minutes

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Finalement, Ségolène Royal est la seule personnalité politique de premier rang à avoir demandé le transfert d'Aimé Césaire au Panthéon. Une intégration aux « grands hommes de la nation » qui n'a cessé de faire débat tout le week-end, le gouvernement tentant même de clore la discussion, craignant une accusation de récupération politique. Pour la ministre de la Culture, Christine Albanel, Aimé Césaire « incarnait tellement sa terre qu'il n'est pas évident qu'il ait désiré la quitter ». Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, s'est fait lui l'écho de la famille du poète, indiquant qu'elle « souhaite que son Panthéon, ce soit son île ». En Martinique, les avis des habitants sont également partagés, même si la majorité de l'île semble opposée au transfert. « Si on l'emmenait en métropole, ce serait comme si on nous arrachait le coeur puisqu'Aimé Césaire est le coeur de la Martinique », estime Louisiane, animatrice. Pour Armelle, lycéenne, « Aimé Césaire est le père de la Martinique, il faut qu'on le garde auprès de nous ». Patrick, agent de service, se veut lui, « large d'esprit, Césaire est un homme universel, le transfert ne me choquerait pas ».

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Le dossier consacré à Aimé Césaire