Réforme hospitalière: ce que Nicolas Sarkozy annonce

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A.Sulzer

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Nicolas Sarkozy présente jeudi à Neufchâteau (Vosges) les grandes orientations de la réforme de l'hôpital, qui doit permettre une "recomposition" du paysage hospitalier et faire des directeurs d'hôpitaux les "patrons" de leurs établissements.
Nicolas Sarkozy présente jeudi à Neufchâteau (Vosges) les grandes orientations de la réforme de l'hôpital, qui doit permettre une "recomposition" du paysage hospitalier et faire des directeurs d'hôpitaux les "patrons" de leurs établissements. — Philippe Wojazer AFP/Archives

«Engager une recomposition hospitalière ambitieuse». Sous cet objectif sibyllin, Nicolas Sarkozy présente jeudi, à Neufchâteau (Vosges), les grandes orientations de la réforme de l'hôpital qui s’appuie en grande partie sur le rapport Larcher, remis le 10 avril au chef de l’Etat.

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13h23
: Cette réforme est, dans «l'esprit du président», une réforme «majeure». Fin de l'intervention.

13h19
: Quatrième et dernier point: la «médecine d'excellence». Car «l'hôpital universitaire, c'est toujours et encore l'université». Les équipes de recherche des CHU doivent être évaluées par l'agence d'évaluation des établissements d'enseignement supérieur et de recherche - l'AERES.

13h21: La réforme sera conduite par Roselyne Bachelot qui conduira une nouvelle concertation au printemps et cet été. Objectif: une loi sur l'hôpital présentée cet automne.

13h18
: Le statut de l'hôpital public doit être modernisé. Ce qui allégerait certaines contraintes administratives comme les règles des marchés publics.

13h15
: Il faut que le travail des médecins étrangers titulaires d'un diplôme obtenu hors UE soit mieux reconnu. Leur compétences doivent être validées et leur permettre d'accéder au «plein exercice de leur métier». Mais il ne faut pas piller les cerveaux africains, nuance NS: il y a plus de médecins béninois à Paris qu'au Bénin.

13h13
: «C'est pas terminé». NS s'ennuie un peu visiblement. Deux cadres seront proposés aux praticiens hospitaliers: un cadre statutaire et un cadre contractuel.

13h09
: Le directeur sera nommé, sur proposition du conseil de surveillance, par le directeur de l'ARS. Quant au président de la commission médicale d'établissement, il serait également le vice-président du directoire. Le directeur serait responsable devant le conseil de surveillance: une partie de sa rémunération serait liée aux résultats. La culture du résultat, on reconnaît bien Sarkozy.

13h07:
Troisième volet: la gouvernance. Il faut pour chaque hôpital ait un patron «et un seul». A savoir, le directeur. Pour cela, ses pouvoirs seront renforcés. Le conseil d'administration sera transformé en conseil de surveillance dont la mission sera de «valider la stratégie de l'établissement, veiller aux équilibres financiers».

13h05
: Haro sur les dépassements d'honoraires qui devront «être la contrepartie de qualifications et de compétences soumises à évaluation régulière».

13h04
: Un «contrat de service public» pourra être signé entre les ARS, nouvellement créées, et les cliniques privées. En clair, elles doivent s'engager sur des missions.

13h03
: Des «mises en commun intelligentes doivent être possibles entre établissements publics et privés». Promis: cette idée n'a rien d' «idéologique».

13h
: Les CHT auront des compétences obligatoires mais aussi optionnelles. A chacune de s'organiser comme elles l'entendent. Par ailleurs, pour encourager la formation de ces CHT, des «incitations» financières seront proposées: «on n'oblige personne mais on incite qui veut». Les rapprochements entre hôpitaux sont donc laissés à l'initiative des établissement eux-mêmes. Ce n'est pas à Paris de décider.

12h58
: L'idée-phare est annoncée: la création de «communautés hospitalières de territoires» (CHT). C'est quoi? Des «hôpitaux multi-sites» dont les compétences sont mises en commun en fonction des spécialités de chacun sur un territoire donné. Cela suppose également la fermeture des services de chirurgie ou de maternité qui n'offrent plus de sécurité suffisante.

12h57
: Deuxième grand axe: la «recomposition hospitalière». Promis, il ne s'agit pas de fermer d'hôpitaux mais «permettre l'accès à des soins de qualité pour tous». Politiquement, NS aborde le sujet le plus sensible.

12h54:
Les personnes âgées ne doivent pas arriver nécessairement aux urgences. L'accès au service de gériatrie doit être possible. La personne âgée doit bénéficier de l'attention d'un coordinateur des soins, comme le prévoit le plan Alzheimer. L'idée: mieux préparer la prise en charge et la sortie de l'hôpital.

12h53
: Pour mieux prendre en charge les urgences, il faut une gestion des lits informatisée ainsi que des messageries sécurisées entre l'hôpital et les médecins de ville qui ont envoyé leur patient à l'hôpital.

12h51:
Premier grand axe: les urgences qui doivent être gérées par des agences régionales de santé (ARS) d'une même main avec la permanence des soins, qui relève actuellement de la ville. Appels d'urgence et permanence de soins doivent être régulés par un numéro de téléphone unique. Il annonce que des maisons de santé pluridisciplinaires doivent être développées pour les soins de premiers secours.

12h50
: La recomposition hospitalière est «indispensable». NS met au défi quiconque de dire le contraire.

12h48
: Les prédécesseurs de NS auraient renoncé, selon lui, à s'attaquer à la réforme hospitalière car cela était «difficile». Mais NS, lui, se sent d'attaque.

12h47:
NS annonce qu'il reprend les conclusions du rapport du sénateur Gérard Larcher qui «a fait un travail remarquable». «Un homme de qualités d'exception».

12h44: Ca commence. Neufchâteau, ce n'est pas un hasard. S'y trouve un hôpital de taille moyenne en zone rurale. Objectif de la réforme: «offrir à tous nos concitoyens, sur tout le territoire, un égal accès à des soins de qualité».

12h29
: Nicolas Sarkozy (NS) n'a pas encore pris la parole. Un peu de retard a été pris visiblement sur l'emploi du temps qui annonçait le discours à 12h10.

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