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Les ex-otages du Ponant atterrissent en France lundi vers 19h

Les ex-otages du Ponant atterrissent en France lundi vers 19h

RETOUR AU PAYS – Le statut légal des six pirates somaliens fait débat…
'équipage du Ponant faisait toujours route dimanche vers Djibouti à bord de la Jeanne d'Arc aux petits soins pour ses hôtes attendus lundi soir à Paris, tandis que l'incertitude demeurait sur le sort judiciaire des pirates somaliens interceptés par les soldats français.
'équipage du Ponant faisait toujours route dimanche vers Djibouti à bord de la Jeanne d'Arc aux petits soins pour ses hôtes attendus lundi soir à Paris, tandis que l'incertitude demeurait sur le sort judiciaire des pirates somaliens interceptés par les soldats français. - Dupont Sebastien AFP/HO
V.G.

V.G.

C'est la fin du feuilleton «Ponant» qui aura tenu en haleine les Français pendant une semaine et demie: trois jours après leur libération, les ex-otages sont de retour en France lundi soir. Petit retour sur les derniers développements de l'affaire.



A quelle heure les ex-otages sont-ils attendus en France?

Une cérémonie d’accueil des ex-otages est prévu lundi à 19h au Pavillon d’honneur de l’aéroport d’Orly. Nicolas Sarkozy, qui a géré la crise avec des réunions quotidiennes à l’Elysée, sera le maître de cérémonie. «Tout le programme a été monté pour que les otages arrivent à 20h à Paris, pour les journaux télévisés. [Le navire Jeanne d’Arc] a avancé à plein moteur», a indiqué à sous couvert d'anonymat un responsable militaire à l'AFP.


>> Un reporter de 20minutes.fr sera à Orly pour suivre la cérémonie. Restez connectés...

Que s’est-il passé pour les ex-otages depuis leur libération?

L'équipage, composé de 22 Français, six Philippins, une Ukrainienne et un Camerounais, a passé ses trois premiers jours de liberté sur le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc où ils ont partagé la vie d’élèves officiers de la marine nationale, en stage sur le navire. Ils ont ensuite été héliportés lundi matin pour rejoindre l'aéroport de Djibouti. Ils ont embarqué dans un Airbus aux couleurs de la République française, qui a décollé ce lundi peu avant 12h à destination de Paris.


Quel est leur état de forme psychologique?

«Ils sont en pleine forme. Ils n'ont pas l'impression pour l'instant d'avoir subi un traumatisme, mais ils étaient sous une pression très forte et doivent se remettre», a indiqué le contre amiral Marin Gillier, chef des forces spéciales de la marine qui a dirigé l'opération.


«Nous sommes tous très soulagés et heureux de retrouver nos familles», a commenté le capitaine du voilier, Patrick Marchesseau, seul membre de l’équipage à s’être exprimé. «Nous n'avons pas eu de doute sur notre libération parce que nous savions que l'Etat français et la compagnie étaient derrière nous», a-t-il ajouté précisant que «personne n'a craqué, même s'il y avait des nouveaux dans l'équipage. On s'est serré les coudes et tout s'est bien passé».


Où vont être jugés les six pirates somaliens arrêtés par l’armée française?

Appréhendés sur le territoire somalien, le statut juridique des pirates fait débat. Mais il semble que c’est bien la justice française qui devrait se saisir du dossier. «Tout crime ou délit commis sur un navire battant pavillon français relève d'une juridiction française, conformément à l'article 113-3 du Code pénal», relève Michel Quimbert, expert en droit maritime interrogé par l’AFP. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se montre lundi après-midi plus prudent: «Nous ne sommes pas encore très sûr de l’accord de la Somalie». Les pirates pourraient être jugés pour terrorisme devant une cour d’assises spéciale, ils risqueraient alors la réclusion criminelle à perpétuité.


Que sait-on sur l’éventuelle rançon?

Vendredi, une source proche du dossier évoquait au micro de l’AFP une rançon de 2 millions de dollars. «Il n'y a eu pour le contribuable aucune participation d'aucune sorte, sinon celle des forces armées», a déclaré le ministre de la Défense Hervé Morin sur RTL, ce qui laisse à penser que c’est l’armateur du voilier qui a payé la somme. L’intervention armée pour arrêter les pirates a permis de récupérer «quelques sacs intéressants», a par ailleurs maladroitement lâché le chef d’état-major des armées, Jean-Louis Georgelin. En clair, une partie de la rançon aurait été récupérée.

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