Ségolène Royal condamnée à verser plusieurs mois de salaires non-payés à plusieurs collaboratrices

JUSTICE L'affaire remonte à la dissolution de l'Assemblée nationale en 1997…

Avec agence

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François Hollande et Ségolène Royal se sont désistés de l'action en atteinte à l'intimité de la vie privée qu'ils avaient engagée contre les journalistes Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué et l'éditeur Albin Michel, pour leur livre "La Femme fatale", a-t-on appris mercredi auprès de leur avocat.
François Hollande et Ségolène Royal se sont désistés de l'action en atteinte à l'intimité de la vie privée qu'ils avaient engagée contre les journalistes Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué et l'éditeur Albin Michel, pour leur livre "La Femme fatale", a-t-on appris mercredi auprès de leur avocat. — Alain Jocard AFP/archives

La justice la pousse à plus de participatif salarial. La Cour d'appel de Rennes a donné raison jeudi à deux ex-attachées parlementaires de Ségolène Royal, qui réclamaient depuis 1997 le versement de plusieurs mois de salaires non payés.

«Je suis entièrement satisfaite de la décision de justice qui a reconnu qu'il y avait licenciement abusif. Je voulais juste récupérer mes bulletins de salaires et la somme correspondante», a indiqué l'une des ex-assistantes, Evelyne Pathouot. Ce n'est absolument «pas une vengeance envers Mme Royal», selon elle.

Après la dissolution de 1997

Les faits remontent à 1997 lorsque, après la dissolution de l'Assemblée nationale, Ségolène Royal avait licencié, comme tous ses collègues députés, ses collaboratrices, attachées parlementaires. Les deux femmes l'avaient ensuite attaquée devant le conseil des prud'hommes de Niort, affirmant avoir continué à travailler pour elle pendant la campagne puis jusqu'en juillet, après son entrée dans le gouvernement Jospin.

Une affaire qui était montée jusqu'en cassation

Le conseil des prud'hommes avait accédé à leur demande, mais uniquement sur une période d'environ trois semaines, le temps de la campagne électorale. Insatisfaites, elles avaient alors saisi la Cour d'appel de Poitiers qui, en février 2005, avait confirmé cette décision.

L'arrêt avait ensuite été cassé en janvier 2007 par la chambre sociale de la Cour de cassation parce que la Cour d'appel n'avait pas pris en compte de nouvelles pièces versées par les deux plaignantes. L'affaire avait alors été renvoyée devant la Cour d'appel de Rennes.