Lyon: Les cours de musique électro s'invitent au collège

JETEZ VOTRE FLUTE A BEC Une dizaine de collèges en France accueillent depuis 2015 des auteurs-compositeurs de musiques éléctroniques dont celui de Georges-Clémenceau à Lyon...

Dylan Munoz et Caroline Girardon

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Les élèves de dix collèges de France peuvent désormais avoir des cours de musiques électroniques (illustration)
Les élèves de dix collèges de France peuvent désormais avoir des cours de musiques électroniques (illustration) — Scott Roth/AP/SIPA
  • La Sacem, société des auteurs-compositeurs et éditeurs de musique continue son projet de création musicale dans les collèges en France.
  • Elle a mis en place depuis la rentrée des ateliers de musiques électro dans dix établissement, dont le collège Georges Clémenceau de Lyon. 

La flûte à bec ? Un brin ringard. Et si vos bambins passaient maintenant derrière les platines ? Cela devient possible puisque des cours de musiques électro sont désormais dispensés dans dix collèges de France. Si la discipline n’a pas été officiellement intégrée au programme de l’année scolaire, elle en prend le chemin.

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Le collège Georges Clémenceau de Lyon, qui fait partie des lauréats, accueille depuis quelques semaines, un atelier consacré à cette nouvelle matière. Un atelier initié par la  société des auteurs-compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) en partenariat avec les ministères de la Culture et de l’Education nationale, et qui s’adresse aux élèves d’une classe de 5e.

Composer une œuvre ensemble

La « fabrique électro », le nom de ce dispositif, permet aux jeunes de s’initier au Djing et à la composition musicale grâce à des professionnels. « Les auteurs-compositeurs ne viennent pas dans les classes en disant "pousse-toi de là, je vais te montrer comment on fait de la musique". Les enfants sont mis au centre du processus créatif », tient à préciser François Besson, directeur de l’action culturelle de la Sacem. Les rencontres durent deux heures, cinq fois dans l’année.

Chaque intervenant « apprend comme il le souhaite » aux enfants pour leur montrer les bases de ce qui leur servira ensuite de socle de travail. « Les professionnels arrivent avec un cadre et ils créent une œuvre avec les collégiens », poursuit le directeur pour lequel le choix de l’électro était une évidence.

Des collégiens créatifs

« La diversité de la musique électro est incroyable. Il y a une véritable French Touch avec une grande variété des courants et des styles, comme peut le faire Petit Biscuit », observe-t-il.

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« Ce qui plaît beaucoup c’est que les professeurs sont libres d’organiser l’emploi du temps comme ils le souhaitent, se satisfait François Besson. Tout le monde peut s’enrichir de cette expérience. »

Si la Sacem innove avec des cours d’électro, elle avait déjà mis en place il y a trois ans « La Fabrique à chanson », une initiative similaire. « Le plus frappant est de voir la créativité des enfants et leur implication. Ils sont capables d’écrire des textes actuels qui ont du sens », constate-t-il avec recul.

Le travail effectué par les collégiens sera restitué lors de concerts en fin d’année « dans des salles de pros ».