Euthanasie: Kouchner plaide en faveur de Chantal Sébire

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Avec agence

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Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a plaidé mercredi pour que Chantal Sébire, atteinte d'une tumeur incurable, ait droit, comme elle le demande, à mourir par euthanasie.
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a plaidé mercredi pour que Chantal Sébire, atteinte d'une tumeur incurable, ait droit, comme elle le demande, à mourir par euthanasie. — Jeff Pachoud AFP/Archives

Bernard Kouchner, médecin de formation, a plaidé ce mercredi pour que Chantal Sébire, une femme de 52 ans atteinte d'une tumeur faciale incurable, ait droit, comme elle le demande, à mourir par euthanasie.

«Je trouve très difficile de ne pas lui offrir une porte de sortie qui serait une porte d'amour avec les siens», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères sur la radio RMC. Bernard Kouchner a ajouté qu'il fallait «lui permettre de ne pas avoir besoin de se suicider dans une espèce de clandestinité dont tout le monde souffrirait, surtout ses proches», en souhaitant que l'on fasse «une exception à la loi» qui l'empêche d'accéder à l'euthanasie. «Ce serait humain, nécessaire», a-t-il affirmé.

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Une prise de position qui diffère de celles exprimées par le gouvernement. La ministre de la Justice Rachida Dati avait affirmé que «la médecine n'était pas là pour administrer des substances létales», et la ministre de la Santé Roselyne Bachelot avait estimé que «ni le monde médical, ni les pouvoirs publics ne sauraient promouvoir l'euthanasie active».

Lundi, la justice a rejeté la demande d'euthanasie active de Chantal Sébire, qui réclame le droit de «mourir dans la dignité, entourée des siens». La loi de 2005 en vigueur en France instaure, dans certains cas, une sorte de droit au «laisser mourir» par l'arrêt de tout traitement, mais sans permettre aux médecins de pratiquer une euthanasie active.