Une minute de silence pour les obsèques du dernier poilu

Avec agence

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La cérémonie d'hommage à Lazare Ponticelli, aux Invalides, à Paris, le 17 mars 2008
La cérémonie d'hommage à Lazare Ponticelli, aux Invalides, à Paris, le 17 mars 2008 — AFP PHOTO PATRICK KOVARIK

Entre ici, Lazare! La France rend un ultime hommage très solennel à Lazare Ponticelli, dernier des poilus français mort mercredi à l'âge de 110 ans, ainsi qu'aux 8,5 millions de soldats de la Première Guerre mondiale. Au menu: deux cérémonies en présence de Nicolas Sarkozy. La première a commencé à 11h en l'église Saint-Louis des Invalides à Paris.

Porté par onze légionnaires, le cercueil de Lazare Ponticelli a pénétré dans l'enceinte, sous l'oeil du chef de l'Etat, de Jacques Chirac, du Premier ministre François Fillon et du ministre de la Défense Hervé Morin, ainsi que du ministre italien de la Défense Arturo Parisi. Dans les administrations, une minute de silence était observée et des drapeaux étaient mis en berne pour la journée sur les bâtiments publics.

Sans tapage

Après les avoir refusées, Lazare Ponticelli avait fini par accepter des obsèques nationales, mais «sans tapage, ni grand défilé». C'est l'académicien Max Gallo qui prononcera son éloge funèbre. A l'issue de cette cérémonie, le cercueil du poilu sera transféré, dans l'intimité, au caveau familial d'Ivry-sur-Seine (Val- de-Marne).

Dans l'après-midi, une seconde cérémonie se déroulera, une fois encore aux Invalides. Nicolas Sarkozy se recueillera et déposera une gerbe sous le Dôme qui abrite le tombeau de Napoléon, et sur celui du maréchal Foch, généralissime des armées pendant la Grande Guerre, avant de prononcer un discours.