Le Medef et l'UIMM tentent le dialogue

PATRONAT Laurence Parisot rencontre lundi le président de l'UIMM alors que le patronat s'entredéchire...

Ch.L avec agences

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Laurence Parisot a fustigé samedi sur France 2 une "vieille garde" au sein de l'UIMM et tendu la perche à son nouveau président Frédéric Saint-Geours, après les accusations portées contre elle par MM. Gautier-Sauvagnac et Dewavrin. "Ce sont des sacrés menteurs, ces messieurs, je dis bien ces messieurs parce qu'il ne s'agit pas de l'ensemble de l'UIMM", s'est insurgée Mme Parisot.
Laurence Parisot a fustigé samedi sur France 2 une "vieille garde" au sein de l'UIMM et tendu la perche à son nouveau président Frédéric Saint-Geours, après les accusations portées contre elle par MM. Gautier-Sauvagnac et Dewavrin. "Ce sont des sacrés menteurs, ces messieurs, je dis bien ces messieurs parce qu'il ne s'agit pas de l'ensemble de l'UIMM", s'est insurgée Mme Parisot. — Patrick Kovarik AFP/Archives

A l’issue d’un week-end tendu, où Laurence Parisot, accusée de mensonge, a elle-même traité les anciens présidents de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) Denis Gautier-Sauvagnac et Daniel Dewavrin de «sacrés menteurs», on tente de renouer le dialogue dans les hautes sphères du patronat.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, rencontre ce lundi matin le président de l'UIMM, Frédéric Saint-Geours, dans un contexte critique. L'ancien président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie, Denis Gautier-Sauvagnac et son prédécesseur, Daniel Dewavrin, ont accusé samedi Laurence Parisot d'avoir été au courant plus tôt qu'elle ne le dit de l'existence d'un système de retraits en espèces des caisses de l'UIMM.

Une accusation aussitôt réfutée par la patronne des patrons qui a décidé de porter plainte pour diffamation.

Une rencontre-test

La rencontre qui se tient ce lundi au siège du Medef, a donc valeur de test. Elle intervient avant un bureau du Medef, qui rassemble les poids-lourds de l'organisation patronale, dont Frédéric Saint-Geours.

Depuis ce week-end, le ton de Laurence Parisot envers Frédéric Saint-Geours a perdu de sa virulence. D’un côté comme de l’autre, on veut montrer que le dialogue continue.

Nous ne sommes pas dans une situation de guerre avec l’UIMM (...) Son président fait bouger les choses, il va dans le bon sens, nous avons tous intérêt à l’aider», a estimé Laurence Parisot dans un entretien au «Monde». «Une fracture dans le patronat français aurait des effets dramatiques pour nos entreprises, la modernisation du patronat ne se fera pas sans son unité», a affirmé samedi Frédéric Saint-Geours, dans un entretien au «Parisien».