Mairie de Steenbecque: Le preneur d'otage s'est rendu

NORD Le GIGN est déployé...

Sandrine Cochard avec agence

— 

L'ancien employé qui retenait en otage, sous la menace d'un fusil de chasse, le maire de Steenbecque (Nord), s'est rendu. Il a été interpellé sans violence par le GIGN, déployé sur les lieux vers 15h. Le maire Claude Rahou, retenu depuis le matin à l'hôtel de ville, est désormais libre.

Différend vieux «de plus de 15 ans»

Le preneur d'otage «aurait perdu son emploi après des soucis de santé», a indiqué une source policière, en ajoutant qu'il aurait été rendu «aigri par la gestion de ce dossier», vieux «de plus de 15 ans».


Vous êtes sur place? Envoyez vos témoignages à multimedia @20minutes.fr...


Agé de 40 ans, l'homme reproche au maire de ne pas «l'avoir suffisamment soutenu» après un accident de travail en 1996 «pour qu'il puisse bénéficier de la qualification d'accident du travail et par la même de toutes les aides sociales engagées», selon le préfet délégué à la sécurité, Alain Perret. Il tient le maire pour responsable de la situation de «grande précarité» dans laquelle il vit avec sa compagne et ses trois enfants.

«Il s'est engagé dans toute une série de procès (mais) il n'a jamais obtenu gain de cause devant la justice», a précisé le préfet délégué, qui s'est rendu sur place.

Le maire déjà séquestré en 1996

L’homme avait déjà séquestré le maire en 1996, «avec un couteau, raison pour laquelle il avait été condamné à un mois de prison avec sursis», a précisé Alain Perret. Et d’ajouter: «Il y a en fond de tableau un antécédent très lourd entre les deux hommes». Les deux hommes se trouvaient depuis la fin de matinée au rez-de-chaussée de la mairie.

Un périmètre de sécurité a été mis en place et les habitants des environs sont appelés à rester chez eux. «Nous ne l'avons pas en visuel, mais apparemment, l'homme est armé d'un fusil.» Le conflit entre les deux hommes «ne serait pas nouveau, mais les choses ont pris une tournure différente», a-t-on poursuivi.

Enfants confinés

«Je suis parti de la paroisse vers 11h45, la rue était calme. Lorsque je suis rentré, vers 14h10, une foule de policiers était déloyée dans la rue et un agent m'a demandé de rester dans la paroisse et de ne pas en sortir, indique-t-on à l'église. Il nous est interdit d'approcher des fenêtres.»

Selon l'école située place Jean Ruyssen, jointe par téléphone par 20minutes.fr, les enfants de l'école maternelle, qui ont une cour commune avec la mairie, ont été dirigés vers l'école élémentaire où ils ont été confinés. «Ils ont regardé un DVD et nous leur avons distribué un goûter. La fin de journée se passe dans le calme indique-t-on à l'école. Les parents pourront sans problème venir chercher leur enfant à l'école, mais par une autre sortie qui ne donne pas sur la place car celle-ci est bouclée.»

A partir de 16h30, leurs parents ont pu venir les chercher «normalement», selon l'école qui précise qu'il ne reste dans ses murs que «les élèves qui restent habituellement à l'étude».