Chute de télécabine: le montage des vitres est conforme

CHAMONIX C’est ce qu’affirme le secrétariat d’Etat aux transports...

Sa. C. avec agence

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La solidité de la télécabine, d'où a mortellement chuté un homme samedi à Chamonix, a été mise en cause par un "test" effectué lundi par la gendarmerie, mais qui est dépourvu de valeur probante, a indiqué à la presse le procureur de la République de Bonneville.
La solidité de la télécabine, d'où a mortellement chuté un homme samedi à Chamonix, a été mise en cause par un "test" effectué lundi par la gendarmerie, mais qui est dépourvu de valeur probante, a indiqué à la presse le procureur de la République de Bonneville. — Jean-Pierre Clatot AFP

Un contrôle du montage des vitres de l'ensemble des cabines de Planpraz, théâtre d'une chute mortelle rarissime le 1er mars à Chamonix (Haute-Savoie), a été effectué mardi et n'a «mis en évidence aucune non-conformité», a indiqué ce mercredi le secrétariat d'Etat aux transports.

Cette inspection faisait suite à une première vérification des services de l'Etat, qui n'avait révélé aucune anomalie le 2 mars, au lendemain de l'accident qui a coûté la vie à Antoine Laurent, 32 ans.

Informer les passagers

Le secrétaire d’Etat Dominique Bussereau a également demandé «à tous les exploitants de télécabines que les passagers soient mieux informés de la nécessité impérieuse de rester assis pendant toute la durée du transport».

Le ministère propose notamment l'apposition d'un «pictogramme très visible» pour les usagers, qu'il appelle à «respecter les conditions de sécurité et garder un comportement adapté à ce type de transport».

Les vitres «pas conçues comme des éléments de sécurité»

Les amis de la victime ont assuré aux enquêteurs n'avoir pas été conscients de commettre une imprudence, n'ayant pas vu de consigne les obligeant à rester assis pendant le transport de cette télécabine d'1,45 m de haut.

De son côté, la Compagnie du Mont-Blanc, qui gère l'installation, a précisé que les vitrages des télécabines «places assises», à l'instar de celle de Planpraz, n'étaient pas «conçus comme des éléments de sécurité», conformément à «la réglementation existante». «Nous pouvons donc assurer qu'il n'y a aucune dangerosité pour les clients qui font un usage normal de la télécabine de Planpraz», assure la compagnie.

«Caractère unique de ce type d’accident»

De son côté, la société suisse qui a produit la télécabine incriminée n'a pas encore fait contrôler son matériel. «Nous attendons les résultats de l'enquête de la gendarmerie française. Pour l'heure, cette dernière ne nous a pas encore contactés», a déclaré à l'agence de presse suisse ATS le responsable des ventes de la société CWA (groupe autrichien Doppelmayr), Titus Lüscher. Selon nos informations, la société se tient néanmoins à la disposition de la police française.

Dans un communiqué, publié mardi, CWA souligne «le caractère tout à fait unique de ce type d’accident». C’est pourquoi la société préfère attendre la conclusion du rapport de police et de l’enquête administrative. Selon nos informations, la société souhaite d’abord obtenir des précisions sur la force et l'angle de la pression exercée sur la vitre.