Le Parti socialiste s’attend à un plan de rigueur de 20 milliards d’euros

V.G. (avec agence)

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Le PS a dit s'attendre à "un plan de rigueur de 20 milliards d'euros" après les élections municipales, affirmant que le Premier ministre François Fillon en a fait "l'aveu" mardi, en prévoyant "des ajustements sur les dépenses" selon le niveau de la croissance et des rentrées fiscales.
Le PS a dit s'attendre à "un plan de rigueur de 20 milliards d'euros" après les élections municipales, affirmant que le Premier ministre François Fillon en a fait "l'aveu" mardi, en prévoyant "des ajustements sur les dépenses" selon le niveau de la croissance et des rentrées fiscales. — Jacques Demarthon AFP

Le printemps sera t-il rigoureux? Le PS s'attend à «un plan de rigueur de 20 milliards d'euros» après les élections municipales, affirmant que le Premier ministre François Fillon en a fait «l'aveu» mardi en prévoyant «des ajustements sur les dépenses» selon le niveau de la croissance et des rentrées fiscales.

«En tentant de démentir la mise en place d'un plan de rigueur après les élections municipales, François Fillon a avoué le contraire en déclarant: “naturellement, en fonction de la croissance et des rentrées fiscales, on fait des ajustements sur les dépenses”», a déclaré mardi le secrétaire national du PS à l'économie, Michel Sapin, dans un communiqué.

Selon lui, «la croissance sera cette année de 1,5% et non de 2% comme prévu dans la fourchette basse de la loi de finances». «Il manquera donc 10 milliards d'euros de recettes fiscales, auxquels s'ajoute le coût du paquet fiscal (10 milliards en 2008 et 15 milliards à partir de 2009), soit 20 milliards d'euros», ajoute le député de l'Indre. «La France est engagée, auprès de ses partenaires européens et à la veille de la présidence française, à réduire les déficits publics. Aussi, après les municipales, “l'ajustement” dont parle François Fillon, c'est un plan de rigueur de 20 milliards d'euros», affirme encore Michel Sapin.

François Fillon jure que non

Mardi matin, sur Europe 1, le Premier ministre avait battu en brèche les rumeurs annonçant le retour de la rigueur. «Naturellement, en fonction de la croissance et des rentrées fiscales, comme tout gouvernement, on fait des ajustements sur les dépenses. Ca n'a rien à voir avec un plan de rigueur». «Il y a un budget 2008 qui a été voté par le Parlement, il sera mis en œuvre», avait-il précisé.