La demande de remise en liberté de Kerviel examinée le 14 mars

SOCIETE GENERALE Le trader, placé en détention provisoire dans l'affaire des falsifications...

Avec agence

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Les avocats de Jérôme Kerviel, trader placé en détention provisoire dans l'affaire des falsifications qui ont coûté 4,9 milliards d'euros à la Société Générale, ont déposé une demande de remise en liberté de leur client qui sera examinée le 14 mars, a-t-on appris de source judiciaire.
Les avocats de Jérôme Kerviel, trader placé en détention provisoire dans l'affaire des falsifications qui ont coûté 4,9 milliards d'euros à la Société Générale, ont déposé une demande de remise en liberté de leur client qui sera examinée le 14 mars, a-t-on appris de source judiciaire. — Martin Bureau AFP/archives

Les avocats de Jérôme Kerviel, trader placé en détention provisoire dans l'affaire des falsifications qui ont coûté 4,9 milliards d'euros à la Société Générale, ont déposé une demande de remise en liberté de leur client qui sera examinée le 14 mars, a-t-on appris de source judiciaire.

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C'est la première fois depuis l'incarcération du trader le 8 février que la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris examinera une demande de remise en liberté de Jérôme Kerviel, 31 ans.

Elisabeth Meyer et Guillaume Selnet «ne demanderont pas le huis clos» pour cette audience, a-t-on souligné dans leur entourage. Ses avocats se sont également pourvus en cassation pour contester la détention provisoire de leur client mais aucune date d'audience n'a pour le moment été fixée.

«Aucune preuve de détournement»

Jérôme Kerviel a été mis en examen fin janvier pour «faux et usage de faux», «introduction dans des systèmes de données informatiques» et «abus de confiance». Après avoir été placé sous contrôle judiciaire, le trader a finalement été placé en détention provisoire, le parquet ayant fait appel de la décision des juges d'instruction Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset.

Depuis, un audit interne de la Société Générale a relevé qu'«à ce stade des investigations, aucune preuve de détournement ou de complicité interne ou externe (...) n'a été constatée» et que «d'éventuelles usurpations informatiques» «n'ont pas in fine été avérées».

Depuis sa mise en examen, Jérôme Kerviel a été entendu à quatre reprises sur le fond du dossier par les magistrats.