L'UIMM va réexaminer l'indemnité de 1,5 million d'euros versée à Denis Gauthier-Sauvagnac

SOCIAL Le patronat de la métallurgie entend, par contre, garder tous ses mandats dans des institutions...

Avec agence

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L'UIMM, au centre d'un nouveau scandale qui a déclenché les hostilités au sein du patronat, tenait lundi une réunion exceptionnelle pour répondre à la volonté de reprise en main de la présidente du Medef, Laurence Parisot, et tenter de sortir de la crise.
L'UIMM, au centre d'un nouveau scandale qui a déclenché les hostilités au sein du patronat, tenait lundi une réunion exceptionnelle pour répondre à la volonté de reprise en main de la présidente du Medef, Laurence Parisot, et tenter de sortir de la crise. — Eric Piermont AFP/Archives

L'UIMM a contre-attaqué lundi face au Medef, acceptant le «réexamen» des conditions du départ de Denis Gautier-Sauvagnac pour mieux refuser d'abandonner ses mandats dans les différents organismes où elle représente le patronat.

A l'issue d'une réunion «exceptionnelle» face à «la campagne violente dont fait l'objet l'UIMM», le nouveau président du patronat de la métallurgie, Frédéric Saint-Geours, a annoncé que le bureau de la fédération allait «réexaminer les conditions du départ» de Denis Gautier-Sauvagnac, initialement prévu avec une indemnité de 1,5 million d'euros.

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Par ailleurs, l'UIMM «entend conserver tous ses mandats» dans les différents organismes où elle représente le patronat, a annoncé lundi la fédération de la métallurgie, dans un communiqué. Interrogé sur France 2 samedi soir, Laurence Parisot avait demandé «solennellement à tous les membres de l’UIMM qui exercent des mandats nationaux dans des institutions, au nom du Medef, de remettre immédiatement leur mandat à disposition».

Frédéric Saint-Geours, a également annoncé lundi une «réorganisation» de la direction générale de la fédération, après le départ de ses deux dirigeants Denis Gautier-Sauvagnac et Dominique de Calan, à l'issue d'une réunion du bureau de l'UIMM.

Gautier-Sauvagnac doit quitter la salle


Une dizaine de membres de l'instance dirigeante de l'UIMM ont assisté à cette rencontre, qualifiée par un porte-parole de «rapide, claire et unanime». Parmi eux, Jean-Paul Béchat, l'ancien président de Safran, Christian Streiff, PDG de PSA Peugeot Citroën, et Yvon Jacob, président du groupe des fédérations industrielles (GFI).

Michel de Virville, qui a démissionné de la présidence de l'Unedic, était également présent. En revanche, il a été demandé à M. Gautier-Sauvagnac, présent au début, de quitter la réunion, a-t-on appris de source proche de l'UIMM.