Sarkozy et les victimes «sur la même longueur d'onde»

JUSTICE Le Président a reçu des associations au sujet de la loi de rétention de sûreté...

Avec agence

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Nicolas Sarkozy, qui a déclenché une polémique après avoir saisi la Cour de cassation sur la loi sur la rétention de sûreté, a reçu ce lundi des victimes, qui se sont déclarées «sur la même longueur d'onde» que lui.

«Il nous soutient totalement. Nous le soutenons. On est complètement sur la même longueur d'onde», a déclaré à la presse Jean-Pierre Escarfail, président de l'Association pour la protection contre les agressions et les crimes sexuels (Apacs) à sa sortie de l'Elysée.

«Trouver des moyens constitutionnels»

Le Président a déclaré qu'on «allait continuer à travailler sur le sujet, avec la cour de Cassation, pour trouver des moyens constitutionnels», a-t-il ajouté après une réunion de travail d'une heure avec le président et la garde des Sceaux Rachida Dati.

Nicolas Sarkozy a demandé le 25 février au président de la Cour de cassation, Vincent Lamanda, de lui faire des propositions «d'adaption de notre droit» susceptibles de réduire les risques de récidive de certains condamnés.

Marge de manœuvre limitée

Cette demande faisait suite à la décision du Conseil constitutionnel qui avait partiellement censuré la loi sur la rétention de sûreté, qui «ne saurait être appliquée à des personnes condamnées avant la publication de la loi» ou «pour des faits commis antérieurement» à cette publication.

La marge de manœuvre de la Cour de cassation paraît limitée. Yves Jego, porte-parole de l’UMP, avait tenté fin février d’expliquer qu’elle aurait quand même un peu de travail: «La seule question qui se posait et qui a motivé le chef de l'Etat pour interroger le premier président de la Cour de cassation était de savoir dans quelles modalités, de quelle manière juridique on passait de la surveillance de sûreté (ndlr: bracelet électronique par exemple) à la rétention de sûreté».