Le gouvernement vole au secours de Nicolas Sarkozy

POLITIQUE Après l’insulte lancée par le Président à un homme au Salon de l’agriculture...

C. F. (avec agence)

— 

La visite de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture samedi a été marquée par un échange d'invectives entre un visiteur et le président, séquence filmée qui a été diffusée dans la soirée sur le site Le Parisien.fr.
La visite de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture samedi a été marquée par un échange d'invectives entre un visiteur et le président, séquence filmée qui a été diffusée dans la soirée sur le site Le Parisien.fr. — Eric Feferberg AFP

Un simple «geste d'agacement». Valérie Pécresse a tenté de minimiser l'insulte lancée par Nicolas Sarkozy à un homme au Salon de l'agriculture samedi. «C'est pas un agacement d'un instant qui permet de porter un jugement ni sur la personnalité ni sur l'attitude d'un chef de l'Etat», a souligné la ministre de l’Education ce lundi sur canal+.

D’une manière générale, la majorité resserre les rangs autour d’un Président de plus en plus malmené dans les sondages et qui accumule les faux pas depuis quelques jours. Les ministres qualifient cet ultime coup de sang de réaction on ne peut plus normale.

Bertrand en a «marre de ce système»

Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier a ainsi estimé ce lundi que le président avait répondu «d'homme à homme» à quelqu'un qui «l'agressait verbalement». «C'est un homme qui est spontané, direct et assez moderne dans son comportement», a-t-il ajouté, soulignant qu’«à part ce petit incident, cette anecdote avec laquelle on fait trop de bruit», le président «était très heureux de l'accueil qu'il a reçu» au salon de l'Agriculture.

Xavier Bertrand a pour sa part déclaré ce lundi matin sur RMC qu'on n'avait «pas le droit d'humilier le président de la République». «J'en ai marre de ce système qui est complètement insensé, où on ne retient que cinq secondes de cette visite au Salon de l'Agriculture», a ajouté le ministre du Travail, alors que Nicolas Sarkozy a «prononcé» lors de cette visite «un discours fondateur pour l'agriculture (...)».

«Les hommes politiques ne sont pas des carpettes»

La veille, le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Brice Hortefeux, avait quant à lui justifié sur BFM l'insulte lancée par le chef de l’Etat. «Les hommes politiques ne sont pas des carpettes sur lesquelles on doit s'essuyer les pieds (...). Nicolas Sarkozy s'est exprimé de manière à ce que son interlocuteur le comprenne, eh bien moi je trouve ça très bien que le président de la République s'exprime comme chaque Français», a-t-il ajouté

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a également estimé dimanche qu’il s'agissait «d'un dialogue privé, d'homme à homme, direct et viril», au cours de l'émission «Le grand rendez-vous Europe 1-TV5 Monde-Le Parisien Aujourd'hui en France». Il a par ailleurs estimé que l'UMP et le gouvernement se devaient de «protéger» Nicolas Sarkozy.