La Cour de cassation a rejeté mardi les pourvois de plusieurs mis en examen dans le dossier des chargés de mission de la ville de Paris, validant ainsi l'enquête judiciaire sur l'attribution d'emplois de complaisance à l'Hôtel de ville lorsque Jacques Chirac et Jean Tiberi étaient maires. La Cour de cassation était notamment saisie des pourvois formés par quatre mis en examen dans ce dossier: Michel Aurillac, ministre de la Coopération de 1986 à 1988 et trois ex-directeurs de cabinet de ce dernier, Michel Roussin (photo), Daniel Naftalski et Robert Pandraud.
La Cour de cassation a rejeté mardi les pourvois de plusieurs mis en examen dans le dossier des chargés de mission de la ville de Paris, validant ainsi l'enquête judiciaire sur l'attribution d'emplois de complaisance à l'Hôtel de ville lorsque Jacques Chirac et Jean Tiberi étaient maires. La Cour de cassation était notamment saisie des pourvois formés par quatre mis en examen dans ce dossier: Michel Aurillac, ministre de la Coopération de 1986 à 1988 et trois ex-directeurs de cabinet de ce dernier, Michel Roussin (photo), Daniel Naftalski et Robert Pandraud. — Joël Saget AFP/Archives

Coupe de France

Affaire des marchés publics d’Ile-de-France: 4 ans de prison confirmés pour Michel Roussin

JUSTICE – La décision de la Cour de cassation clôt un feuilleton judiciaire qui a débuté en 2005…

La Cour de cassation a rejeté mercredi le pourvoi formé par Michel Roussin, ex-bras droit de Jacques Chirac à la mairie de Paris, rendant définitive sa condamnation à 4 ans de prison avec sursis dans l'affaire des marchés publics des lycées d'Ile-de-France, scandale politico-financier remontant aux années 90.
 
Les pourvois formés dans la même affaire par cinq autres condamnés, dont Louise-Yvonne Casetta, l'ancienne adjointe des trésoriers du RPR (ancêtre de l'UMP), et l'ex-conseiller régional écologiste François Donzel ont également été rejetés.
 
Un dossier emblématique des pratiques politiques dans les années 90
 
Michel Roussin était accusé d’avoir participé à un vaste système de corruption mis entre 1989 et 1997 au conseil régional d’Ile-de-France. Lors de son procès en appel à l’automne 2007, l’ex-bras droit de Jacques Chirac avait considéré qu’il payait pour les autres, s’estimant «bouc émissaire».
 
L’affaire des marchés publics d’Ile-de-France est un dossier emblématique des pratiques de financement des partis politiques dans les années 90. En échange de l’attribution des marchés de construction et de rénovation des lycées, des entreprises de BTP devaient rétrocéder 2% du prix de ces marchés aux partis politiques. Le RPR qui dirigeait alors la région n’était pas le seul à en profiter, une partie de la manne étant également reversé au Parti socialiste et au Parti radical.