Simone Veil, qui s'était élevée contre la proposition de Nicolas Sarkozy concernant les élèves de CM2 et la mémoire de la Shoah, participera à une mission pour réfléchir aux modalités d'application de cette proposition, a-t-on appris lundi auprès de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.
Simone Veil, qui s'était élevée contre la proposition de Nicolas Sarkozy concernant les élèves de CM2 et la mémoire de la Shoah, participera à une mission pour réfléchir aux modalités d'application de cette proposition, a-t-on appris lundi auprès de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. — Franck Fife AFP

EDUCATION

Simone Veil participera à une mission sur la Shoah à l'école

Cette mission devra réfléchir aux modalités d'application de la proposition de Nicolas Sarkozy...

Le parrainage d'enfants juifs victimes de la Shoah sera en place dans les écoles dès la rentrée de septembre 2008, a déclaré Xavier Darcos lundi. Et Simone Veil participera à la mission qui doit réfléchir à l'application de cette proposition.

Modalités

Pour les modalités donc, une réunion est prévue mercredi au ministère de l'Education avec «des responsables du monde de la mémoire et des éducateurs».

Simone Veil, qui s'était élevée contre la proposition de Nicolas Sarkozy, a toutefois accepté de participer à la réflexion sur les modalités d'application de ce projet, a-t-on appris lundi auprès de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

Créée par le ministre de l'Education nationale, cette mission a été confiée à Hélène Waysbord-Loing, présidente de l’Association de la Maison d’Izieu.
Elle est chargée «d’élaborer les documents pédagogiques valorisant ce travail confié aux enseignants du primaire».

Mission d'information à l'Assemblée
Le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a annoncé ce lundi la création fin mars d'une «mission d'information sur les questions mémorielles».

Pétition
Ce lundi, les réactions continuaient de pleuvoir. Bertrand Delanoë a estimé qu'il y avait «une accélération des prises de positions, précipitées, pas réfléchies» du président de la République. «Je pense que ce n'est pas sain, il faut calmer le jeu», a ajouté le maire de Paris, signataire d'un «appel à la vigilance républicaine» avec d'autres personnalités politiques.

Le grand rabbin de France Joseph Sitruk s'est quant à lui déclaré «parfaitement d'accord avec l'idée de Nicolas Sarkozy». «L'idée de fond, c'est tout simplement de réaliser que la Shoah n'est pas le problème des juifs, c'est un problème de société», a-t-il estimé.