Critiques à l'appel pour Sarkozy

S. C. - ©2008 20 minutes

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Un Président « sympathique », avec « une stature internationale », mais « incapable d'apporter des solutions aux problèmes des Français ». Un air de déjà-vu. Sauf que ces jugements, qui collaient naguère à la peau de Jacques Chirac, sont aujourd'hui associés à son successeur. C'est ce qu'a révélé un sondage CSA-le Parisien publié hier.

Pour Nicolas Sarkozy, la mauvaise passe sondagière continue. Pire, elle s'accompagne d'une spectaculaire offensive contre sa façon d'exercer le pouvoir. L'hebdomadaire Marianne a publié samedi « l'Appel du 14 février pour une vigilance républicaine ». Ce texte a été signé par dix-sept personnalités de la droite, du centre, de l'écologie et de la gauche. Cet attelage oecuménique est mené par Dominique de Villepin, François Bayrou et Ségolène Royal. Ils accusent, sans le nommer, le Président de « dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective ». Tous s'inquiètent de la remise en cause de « l'indépendance de la presse », d'une « politique étrangère digne », ou de la « laïcité », au moment où la polémique fait rage autour de la proposition du chef de l'Etat de confier aux élèves de CM2 la mémoire d'une victime de la Shoah. Une initiative jugée « insoutenable » par Simone Veil. En réponse, des membres du gouvernement, dont Rachida Dati (lire p. 8), ont volé au secours du Pprésident. Ce dernier a fait savoir qu'il ne reculerait pas. Comme toujours, quitte à se heurter à un mur d'incompréhension. .