Estelle Mouzin, une disparition énigmatique

RAPPEL DES FAITS Rarement une affaire n'a suscité autant d'interrogations…

A.S
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Cinq ans après la disparition d'Estelle, famille, proches, voisins, s'étaient une nouvelle fois retrouvés à Guermantes, le 12 janvier, pour lui rendre hommage et rappeler la nécessité de poursuivre l'enquête, jusqu'ici infructueuse.
Cinq ans après la disparition d'Estelle, famille, proches, voisins, s'étaient une nouvelle fois retrouvés à Guermantes, le 12 janvier, pour lui rendre hommage et rappeler la nécessité de poursuivre l'enquête, jusqu'ici infructueuse. — Jean Ayissi AFP/Archives

Estelle Mouzin, 9 ans, rentre de l'école le 9 janvier 2003 à Guermantes, en Seine-et-Marne, où elle habite. Mais elle n'arrivera jamais chez elle. Aucun témoin ne l'a vue disparaître. Pour seules indications, Estelle portait une salopette et un pull-over rouge, celui que l'on retrouve sur les milliers d'avis de recherche diffusés à travers la France.
 
Pas moins de 700 policiers sont mobilisés pour la retrouver, 400 propriétés perquisitionnées. Les pistes sont nombreuses mais aucune n'aboutit alors que la presse suit l'affaire de près.
 
En février, un homme qui a contacté plusieurs fois la maman d’Estelle en lui annonçant sa mort, est arrêté à Avignon. Il est condamné à trois ans de prison, dont un avec sursis. Le mois suivant, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, met en place un «groupe d’enquête permanent».
 
En juin 2006, les regards se tournent vers le tueur en série Michel Fourniret. Celui-ci est accusé d'avoir tué sept jeunes filles en Belgique. Le parquet de Charleville transmet des éléments le concernant à celui de Meaux, en charge de l'enquête. Mais en janvier 2007, cette hypothèse s'effondre elle aussi. Michel Fourniret a un alibi: il aurait téléphoné, depuis la Belgique, dans le créneau horaire de la disparition d'Estelle en Seine-et-Marne.
 
Nouvelle piste fin janvier 2008. Sur la base d'un témoignage d'un journaliste indépendant, des restes humains auraient été trouvés durant l'été 2007 lors de travaux dans un entrepôt reconverti en restaurant asiatique (le «Royal Wok») de Brie-Comte-Robert en Seine-et-Marne. Mais les premiers ossements expertisés sont d'origine animale.
 
Une nouvelle fausse piste?