Hépatite B: des responsables de labo mis en examen pour tromperie aggravée

SANTE Pasteur MSD est aussi poursuivi pour homicide involontaire…

Avec agence
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Quatorze ans après la campagne nationale de vaccination contre l'hépatite B, les responsables de deux laboratoires ayant mis au point et commercialisé le vaccin, ont été mis en examen jeudi pour «tromperie aggravée».

«Les risques et les qualités substantielles d'un produit ayant eu pour conséquence de le rendre dangereux pour la santé de l'homme», les responsables du laboratoire SmithKline Beecham (aujourd'hui GlaxoSmithKline) et de Pasteur Mérieux MSD - Aventis Pasteur (aujourd'hui Sanofi Pasteur MSD) qui ont mis au point le vaccin, sont poursuivis.

«Homicide involontaire»

Le laboratoire Pasteur MSD est également mis en examen, en tant que personne morale, pour «homicide involontaire» pour la mort d'une patiente, Nathalie Desainquentin, décédée en 1998 à l'âge de 28 ans d'une sclérose en plaques et dont les parents se sont constitués partie civile. Le laboratoire a estimé jeudi que les accusations portées à l'encontre de ses responsables «ne sont pas justifiées». «Nous entendons faire valoir notre point de vue dans cette affaire», a déclaré Benoît Soubeyrand, directeur médical France du groupe.

«Sanofi Pasteur MSD va collaborer au mieux de ses possibilités avec le juge d'instruction», a-t-il ajouté.

Plus de 20 millions de Français ont été vaccinés entre 1994 et 1998. 1.300 d'entre eux ont par la suite subi des effets secondaires neurologiques, dont un millier de scléroses en plaques, selon certaines estimations.