Le principal adjoint soupçonnné de s'être poignardé remis en liberté

ENQUETE Sa garde à vue a duré 48 heures...

Sa. C. avec agence

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Le principal adjoint soupçonné de s'être lui-même poignardé en novembre dans son collège de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) était toujours en garde à vue mercredi soir à Saint-Denis-de-La-Réunion, a-t-on appris de source judiciaire.
Le principal adjoint soupçonné de s'être lui-même poignardé en novembre dans son collège de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) était toujours en garde à vue mercredi soir à Saint-Denis-de-La-Réunion, a-t-on appris de source judiciaire. — Mehdi Fedouach AFP/Archives

Le principal adjoint du collège de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) a été remis en liberté ce jeudi matin après deux jours de garde à vue à Saint-Denis de la Réunion. Soupçonné de s'être poignardé en novembre avant de prétendre être victime d'une agression, il «nie formellement les faits», selon son avocate, Frédérique Fayette.

Mohammed Abdallah «est étonné de se retrouver en garde à vue alors qu'il est une victime. Il nie formellement les faits qui lui sont reprochés», a déclaré Me Fayette, son avocate qui l'a rencontré à deux reprises dans les locaux du commissariat central de Saint-Denis de la Réunion.

Mohammed Abdallah a été placé en garde à vue mardi à 6h locales à son domicile de Saint-Denis où il était en convalescence, pour des faits présumés de «dénonciation d'un crime ou un délit imaginaire ayant exposé les forces de police à d'inutiles recherches », selon une source judiciaire.

«C'est quelqu'un qui parle bien, qui est très posé et ne comprend pas ce qui lui arrive. Il était très fatigué lors de notre second entretien», a déclaré son avocate qui a pu également rencontrer son épouse qui travaille au rectorat de la Réunion. «Elle a été très surprise de sa garde à vue, elle est abattue et ne comprend pas ce qui se passe», a-t-elle ajouté.