Dans quel hôpital risquez-vous le moins d’être infecté par une maladie nosocomiale?

SANTE le ministère de la santé a publié mercredi son palmarès pour 2006…

Avec agence

— 

Sept blocs opératoires étaient fermés mercredi à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris après un incendie d'origine électrique mardi dans un local technique situé au premier sous-sol, a indiqué une porte-parole de l'AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris).
Sept blocs opératoires étaient fermés mercredi à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris après un incendie d'origine électrique mardi dans un local technique situé au premier sous-sol, a indiqué une porte-parole de l'AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris). — Stéphane De Sakutin AFP/Archives

En matière d’infections nosocomiales, les centres hospitaliers de la région parisienne sont les plus sûrs, selon le palmarès annuel du ministère de la Santé publié mercredi. Ce palmarès, qui concerne l'année 2006, reflète non pas les résultats obtenus, c'est-à-dire le nombre de maladies nosocomiales qu'a connues ou non le centre de santé, mais les moyens mis en oeuvre.
 
Les plus sûrs et les moins sûrs
 
Le palmarès donne la première place ex-aequo aux hôpitaux Georges-Pompidou et Bichat, dans la catégorie «Centres hospitaliers régionaux ou universitaires» suivis de l'Hôtel-Dieu, de Henri-Mondor à Créteil, et à la 5e place de l'Hôpital nord de Marseille.
 
L'hôpital Charles-Richet de Villiers-le-Bel (Val d'Oise) est lanterne rouge, avec devant lui l'hôpital Zobda-Quitman de Fort-de-France (Martinique), l'hôpital Joffre de Draveil (Essonne), le CHU de Caen et le CHR de Metz-Thionville, selon le palmarès reproduit par «l'Express» à paraître jeudi, sur la foi de chiffres du ministère.
 
Cliniques privées
 
Pour les cliniques privées de plus de 100 lits, la première place revient à la Polyclinique du Parc à Saint-Saulve (Nord), et la dernière à celle du Nohain à Cosne-Cours-sur-Loire (Nièvre). Enfin, concernant les centres de lutte contre le cancer, la première place revient au centre Paul-Strauss de Strasbourg, et la dernière au centre Paul-Papin d'Angers. L'Institut Gustave-Roussy (Villejuif) se place en avant-dernière position.
 
Méthodologie
 
Les établissements de santé sont classés en fonction de leur niveau d'engagement dans la lutte contre les infections nosocomiales (40% de la note), de la consommation des produits recommandés pour le lavage des mains (30%), du bon usage des antibiotiques (20%), et de la surveillance de la fréquence des infections du site opératoire (10%).
 
Ils sont rangés selon leur taille, leur spécificité, leur statut (public ou privé). La quasi totalité des 2.786 hôpitaux et cliniques, à l'exception de 25, ont répondu au questionnaire du ministère alors que 89 n'avaient pas répondu l'an dernier.