Le plan d'aide aux mal-logés déçoit

S. C. - ©2008 20 minutes

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« On espère que le Premier ministre va se ressaisir et annoncer très vite des mesures supplémentaires. » Martin Choutet, des Enfants de Don Quichotte, était partagé hier entre la déception et la colère. Il n'était pas le seul. Le plan d'aide aux sans-abri et aux mal-logés présenté par François Fillon a reçu un accueil glacial des associations. Au point qu'un appel à une journée nationale de mobilisation le 21 février prochain a été lancé par un collectif réunissant les grands acteurs du secteurs : Les Enfants de Don Quichotte, Emmaüs, la Fondation Abbé-Pierre, le Secours Catholique ou le Secours populaire,

François Fillon a promis hier 250 millions d'euros pour 2008, soit « une augmentation de 25 % des crédits ». Les associations avaient chiffré les besoins des 200 000 sans-abri et 3 millions de mal-logés à 1,7 milliard d'euros. Le plan inclura un volet, assez flou, de « prévention des expulsions locatives » et d'un « système de garantie » pour les bailleurs. Cinquante millions seront consacrés en 2008 aux structures de l'hébergement d'urgence. Autre nouveauté dans les villes qui n'appliquent pas la loi SRU [obligation de construire au moins 20 % de logements sociaux], « les nouveaux programmes de construction devront comprendre au moins 30 % de logements sociaux ». « Dérisoire », estime Martin Choutet, qui est aussi très sceptique sur les efforts annoncés pour « éradiquer » l'habitat insalubre. Seule annonce saluée par les associations, un préfet coordonnera « toutes les actions de lutte contre les problèmes des sans-abri ».