La police soupçonne un principal adjoint de collège de s'être poignardé

Sa. C. avec agence

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Le principal adjoint poignardé en novembre dans son collège de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), affaire qui avait suscité l'émoi de la classe politique, Nicolas Sarkozy en tête, est soupçonné de s'être lui-même blessé et a été placé en garde à vue mardi à Saint-Denis-de-La-Réunion, a-t-on appris de source judiciaire.

Placé en garde à vue


Interpellé à 6h heures locales sur l'île dont il est originaire et où il était en convalescence, Mohammed Abdallah a été placé en garde à vue dans des locaux de police pour des faits présumés de «dénonciation d'un crime ou un délit imaginaire ayant exposé les forces de police à d'inutiles recherches», a précisé cette source, confirmant une information donnée par RMC.

Le samedi 10 novembre 2007, vers 21h, l'adjoint avait été découvert gisant dans un état grave par le gardien, et transporté dans un service de réanimation. A l'époque, le président de la République avait «souhaité que toute la lumière soit faite sur les circonstances du drame, afin que les auteurs de cet acte barbare puissent être identifiés et arrêtés». Nicolas Sarkozy avait également provoqué une réunion sur la sécurité de ce collège vulnérable aux intrusions.

Eloigné de sa famille

Selon les premiers éléments de l'enquête communiqués le 12 novembre à la presse par le procureur de la République, M. Abdallah avait été blessé par un couteau de cuisine de 25 cm retrouvé sur place. Des examens papillaires et des recherches ADN avaient été demandés.

Père de deux enfants, M. Abdallah était adjoint depuis la rentrée 2007 dans ce collège, après un poste administratif à l’université de La Réunion. Selon une source proche du dossier, il vivait mal cette nouvelle affectation, loin de sa famille restée à La Réunion.