Le portable, un juke-box aux airs de jackpot

Envoyé spécial à Cannes, David Carzon - ©2008 20 minutes

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C'est un paradoxe propre à la France. La vente de musique numérique se porte un peu moins bien qu'ailleurs, mais les raisons d'espérer une amélioration de la tendance y sont peut-être plus importantes. Hier, au cours de sa conférence de presse annuelle au Midem de Cannes, le Syndicat national de l'édition phonographique a confirmé que le marché du disque en France avait baissé de 17,4 % en 2007. Et si les ventes liées au numérique progressent de 7 millions d'euros pour atteindre les 51 millions d'euros, cela ne compense pas les pertes du marché physique, qui s'est effondré depuis cinq ans.

En France, la part de marché du numérique est un peu moins importante que ses voisins européens, et loin derrière les Etats-Unis. Pour autant, c'est la première année où l'on sent que les choses bougent vraiment. Et le mobile y est pour beaucoup. La France est un des pays où la part de marché de la téléphonie portable est la plus élevée et en progression notable. Avec deux tendances lourdes : la chute des ventes de sonneries, mais la hausse des téléchargements de titres. Alors que les constructeurs développent de plus en plus de modèles adaptés à la musique, les forfaits illimités proposés par opérateurs commencent en effet à rencontrer leur public. « On note une convergence, entre les produits et les contenus disponibles, qui n'existait pas avant », analyse Jean-Marc Tas­setto, directeur général Grand Public de SFR. Une analyse partagée par Pascal Nègre, le patron d'Universal : « Quand on voit qu'il y a eu deux millions de titres téléchargés chez SFR pour le seul mois de décembre, on commence à trouver cela intéressant. » Intéressant voulant dire qu'il y a sûrement pas mal d'argent à se faire.

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