Société générale : Le gouverneur de la Banque de France et Nicolas Sarkozy cherchent à calmer les esprits

Ch. L avec agences

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La Société Générale, vers laquelle les regards se sont tournés après l'offre surprise de BNP Paribas sur l'italienne BNL, n'a pas de raison de changer de stratégie car elle a atteint une taille et une valorisation boursière suffisantes, selon les analystes du secteur.
La Société Générale, vers laquelle les regards se sont tournés après l'offre surprise de BNP Paribas sur l'italienne BNL, n'a pas de raison de changer de stratégie car elle a atteint une taille et une valorisation boursière suffisantes, selon les analystes du secteur. — Jean-Pierre Muller AFP/Archives
Alors que beaucoup mettent en doute les explications de la Société Générale sur la fraude qui l’a touchée, le gouverneur de la Banque de France a démenti toute manipulation de la part de la direction. Christian Noyer s'est déclaré jeudi «certain» que la perte n'était pas imputable à la banque qui aurait cherché à déguiser des pertes liées à la crise des «subprime».

Des comptes “nettoyés”

Il s’est également voulu rassurant quant à la fiabilité de la Société Générale. «Les systèmes de contrôle de la Société Générale sur ces risques importants, sur ces marchés de crédit, sur les risques américains ont parfaitement fonctionné», a-t-il ajouté. La Société Générale se trouve «au meilleur niveau de protection qu'on trouve dans le monde aujourd'hui» et ses comptes sont aujourd’hui «nettoyés» a-t-il conclu. La banque a annoncé jeudi qu’elle allait procéder à une augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros.

Alors que certains actionnaires s’inquiètent pour leur propre situation, Christian Noyer a tenu à rassurer sur la santé générale du secteur bancaire français : Celui-ci est «parfaitement sain et parfaitement solide» face à la crise des subprimes, a-t-il assuré.

Même écho rassurant du président français Nicolas Sarkozy, qui a déclaré vendredi depuis l’Inde, où il se trouve en visite, que cette affaire était une «fraude interne» qui n'avait «pas touché la solidité ni la fiabilité du système financier français».