«Un milliard d’euros pour 50 quartiers sensibles»

POLITIQUE Fadela Amara détaille, dans «Le Figaro Madame» à paraître samedi, les grands axes de son plan banlieue…

Sandrine Cochard

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La direction de l'UMP a reçu lundi Fadela Amara, pour un petit déjeuner de réconciliation après les propos de la secrétaire d'Etat chargée de la ville qui avait jugé "dégueulasse" d'instrumentaliser l'immigration.
La direction de l'UMP a reçu lundi Fadela Amara, pour un petit déjeuner de réconciliation après les propos de la secrétaire d'Etat chargée de la ville qui avait jugé "dégueulasse" d'instrumentaliser l'immigration. — Bertrand Guay AFP

Que reste-t-il du plan pour la banlieue de Fadela Amara? Après avoir revu ses ambitions à la baisse, la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville lève le voile mardi, à Vaulx-en-Velin, sur son très attendu (et décrié, notamment par sa ministre de tutelle, Christine Boutin) «plan Espoir Banlieue». Sans Nicolas Sarkozy, le chef de l'Etat n'ayant pas été convaincu par son projet.

La secrétaire d'Etat avait détaillé les grands axes de son plan, dans «Le Figaro Madame» daté du 19 janvier.

50 quartiers sensibles

«L’objectif du plan Espoir Banlieue est de casser les préjugés et de montrer que la banlieue, c’est aussi la France», annonce Fadela Amara. La secrétaire d’Etat affirme ainsi vouloir «mettre le paquet sur les cinquante quartiers les plus en difficulté». Elle promet pour cela une enveloppe d’«un milliard d'euros» pour leur désenclavement.

La première mesure de son plan banlieue, qui sera dévoilé le 2 février prochain, est d’«ouvrir ces quartiers sur l'extérieur», en améliorant «les transports bus, tramway, taxis collectifs». Autre piste: l'ouverture de «bureaux de recrutement au pied des cités, avec des partenaires privés et publics».

«Faire émerger une élite des quartiers»

La secrétaire d'Etat promet également pour les «jeunes sans qualification» un «parcours sécurisé avec du coaching, des formations, le financement du permis de conduire si besoin». Différentes expérimentations dans les collèges et lycées de banlieue sont également prévues, comme «multiplier les cafés de parents», ou encore «créer des pôles d'excellence» avec «apprentissage du solfège, ou du chinois, ou du latin et du grec».

But affiché de Fadela Amara: «faire émerger une élite des quartiers». Pour cela, elle mise sur la mixité sociale, citant l'exemple de Sciences-Po, qui a mis en place des conventions avec des lycées de ZEP. Une mesure qui, selon elle, «a donné un espoir phénoménal aux gamins dans les quartiers».