Les violences en légère baisse

B. B. (avec AFP) - ©2008 20 minutes

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C'est ce qui s'appelle se réjouir de pas grand-chose. La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, s'est félicitée hier lors de ses voeux à la presse d'une « inversion de tendance des violences aux personnes », pour la première fois depuis dix ans. Point noir du bilan de son prédécesseur Nicolas Sarkozy Place Beauvau, ces violences ont reculé de... 0,21 % en un an, passant de 434 183 cas déclarées à 433 284. Plus globalement, la ministre a confirmé une baisse de la délinquance en 2007 de près de 3,7 % par rapport à 2006 (quelque 3 589 293 crimes et délits recensés contre 3 725 588). Des chiffres annoncés dès mardi par le Premier ministre, François Fillon.

Reste que si la délinquance au sens large a diminué l'an dernier, certaines violences ont continué d'augmenter et les voitures de brûler. Les violences dites « gratuites » ont par exemple grimpé de 6 %, avec près de 220 000 décomptées. Côté automobiles, 46 800 véhicules ont été incendiés, contre 44 000 en 2006. Une flambée pas uniquement due aux violences urbaines, selon Alain Bauer, directeur de l'Office national de la délinquance, qui a également pointé les fraudes à l'assurance et la « destruction de preuves matérielles ».

Géographiquement, les habitudes se conservent : la Seine-Saint-Denis reste le département français le plus violent, avec un taux d'atteintes aux personnes de 19,5 pour 1 000, suivi par Paris (15,6) et les Bouches-du-Rhône (12,3).