Jeudi, privilégiez le médecin de ville aux urgences

SANTE Les urgentistes observent une grève des soins non urgents...

C. F. avec agence

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L'Amuf (urgentistes) a maintenu mercredi son appel à une grève des soins non urgents jeudi, au contraire des anesthésistes-réanimateurs qui ont décidé de lever leur préavis, après la signature d'un accord sur le rachat des RTT à l'hôpital.
L'Amuf (urgentistes) a maintenu mercredi son appel à une grève des soins non urgents jeudi, au contraire des anesthésistes-réanimateurs qui ont décidé de lever leur préavis, après la signature d'un accord sur le rachat des RTT à l'hôpital. — Jean-Philippe Ksiazek AFP/Archives

Un certain nombre de patients risquent de se casser le nez aux urgences ce jeudi. L'Amuf (urgentistes) a maintenu son appel à une grève des soins non urgents, après la signature d'un accord sur le rachat des RTT à l'hôpital.

«Ceux qui ont un problème chronique ou non urgent seront adressés aux médecins libéraux situés à proximité des hôpitaux», explique à 20minutes.fr Patrick Pelloux, président de l'Amuf. Interrogé sur le fait qu'un syndicat d'anesthésistes-réanimateurs (le SNphar) a décidé de lever leur préavis, Patrick Pelloux ne mâche pas ses mots: «C'est le conservatisme qui a gagné. Les quatre présidents de l'intersyndicale (qui a signé l'accord, ndlr) sont là depuis quinze ans, que voulez-vous...» Et de fustiger le gouvernement qui «a la violence de ne pas nous regarder alors que la grève à l'hôpital, c'est l'exemple même du service minimum souhaité par Nicolas Sarkozy.»

 

«L'accord est très mauvais»

Pour assurer la continuité du service, une partie du personnel est en effet toujours réquisitionnée. Les grévistes, eux, ne sont pas payés. «On continue la grève plus que jamais: l'accord est très mauvais car avec un tarif de 300 euros par jour de RTT racheté aux médecins, on est bien loin de la véritable valeur d'une journée de travail d'un praticien hospitalier», déclare encore Patrick Pelloux, qui a demandé à être reçu par le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, «car c'est là que tout se décide».

Le gouvernement et trois intersyndicats de médecins hospitaliers se sont mis d'accord sur le rachat de la moitié des journées de RTT accumulées depuis 2002 par les praticiens, soit 800.000 journées à 300 euros. Cet accord «ne constitue qu'un premier pas», a indiqué le président du SNphar, Michel Dru, après avoir levé son préavis de grève.

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