Un buraliste en grève de la faim contre le décret anti-tabac

CIGARETTE Le patron du bar-tabac «L’Escale» à Plessé en Loire-Atlantique...

C. F.

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Après une tolérance de 24 heures le jour de l'An, l'interdiction de fumer dans les lieux publics semblait bien respectée mercredi, selon des sources concordantes.
Après une tolérance de 24 heures le jour de l'An, l'interdiction de fumer dans les lieux publics semblait bien respectée mercredi, selon des sources concordantes. — Mychèle Daniau AFP

Le patron d’un bar-tabac en Loire-Atlantique a entamé une grève de la faim ce lundi pour protester contre l'interdiction de fumer dans les lieux publics en vigueur depuis le 2 janvier, indique le quotidien «Presse-Océan».

Joël Lailler, 50 ans, a décidé de passer à l’action après avoir été verbalisé samedi pour avoir laissé un client fumer dans son établissement, L’Escale à Plessé. Selon «Presse-Océan», il a également refusé de signer le procès-verbal des gendarmes et de payer l'amende de 135 €. Son client, verbalisé à hauteur de 68 €, a fait de même.

«Un chiffre d'affaires en chute de 30 à 40%»

«L'interdiction de fumer signe la mort du commerce de proximité, dénonce-t-il dans les colonnes du quotidien. J'ai des clients qui m'ont prévenu : “Si on n'a plus le droit de fumer, on ne viendra plus”». Selon lui, le décret anti-tabac menace de faire chuter le chiffre d'affaires des patrons de bar-tabac ruraux «de 30 à 40 %».

Une pétition pour soutenir son action a déjà reçu de nombreuses signatures dans le bar. Au nom de la «liberté de fumer».