La police de proximité transformée en «unités territoriales de quartiers»

SECURITE C'est ce qu'a annoncé lundi Michèle Alliot-Marie...

D'après agence

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Baisse du nombre des véhicules incendiés, stabilité du nombre des interpellations, quatre policiers légèrement blessés: la nuit de la Saint-Sylvestre a été "relativement calme", selon un bilan dressé à 6h00 mardi par la Direction générale de la police nationale (DGPN).
Baisse du nombre des véhicules incendiés, stabilité du nombre des interpellations, quatre policiers légèrement blessés: la nuit de la Saint-Sylvestre a été "relativement calme", selon un bilan dressé à 6h00 mardi par la Direction générale de la police nationale (DGPN). — Bertrand Guay AFP

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a annoncé ce lundi à Saint-Denis-La-Plaine (Seine-Saint-Denis) la création d'«unités territoriales de quartiers» au sein de la police du département.

La ministre a ainsi précisé son nouveau plan pour faire de la Seine-Saint-Denis un «laboratoire d'excellence de la police moderne», présenté lundi dans un entretien à «Aujourd'hui en France/Le Parisien».

Visibles et dissuasives

Aucun poste ne sera créé mais «sur 200 postes administratifs, 100 seront regagneront le terrain en deux ans.» Ces unités doivent permettre d'«assurer une présence visible et dissuasive et d'identifier et d'interpeller les délinquants», a précisé la ministre en assurant qu'«il ne s'agit pas de refaire des postes de police de proximité».

Selon elle, ces unités composées chacune d'une dizaine de volontaires d'au moins deux ans d'ancienneté «seront sur le terrain pour faire respecter l'autorité de l'Etat et la loi, là où il le faut et à l'heure où il le faut» a-t-elle assuré.

Il s'agira, dans un premier temps, d'un «dispositif expérimental» qui commencera «dès le mois de mars» en Seine-Saint-Denis, a ajouté Michèle Alliot-Marie, en précisant que «l'effectif total atteindra en mai 30 volontaires sélectionnés».

Leur action portera sur trois périmètres géographiques: «plusieurs quartiers de Clichy/Montfermeil dont le Chêne pointu, le Bois du temple et les Bosquets, le Franc-Moisin/Bel-air, à Saint-Denis, et les 4000 à la Courneuve», a-t-elle dit.

«Je veux une police qui soit proche des gens.»

Refusant d'employer les termes de «police de proximité» ou d'«ilôtage», elle affirme ne pas vouloir «d'une fausse proximité ou d'une mission ambiguë, ni d'une police qui joue le rôle des associations». Pourtant, elle précise: «Je veux une police qui soit proche des gens.»

Michèle Alliot-Marie compte, à partir de l'exemple de la Seine-Saint-Denis, «trouver ses solutions originales pour les départements qui connaissent les mêmes problèmes» de délinquance et de criminalité.