Nicolas Sarkozy a provoqué la surprise à Rome et Madrid

IMMIGRATION Les journaux italiens et espagnols s'interrogent sur les déclarations de Nicolas Sarkozy concernant des expulsions collectives…

A.Sulzer et J. Sabroux

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Le  8 janvier, Nicolas Sarkozy  présente ses voeux à la presse. Innovation, cela prend la forme d'une conférence de presse. 11h07, sa relation avec Carla Bruni fait l'objet de la deuxième question posée par les journalistes. La réponse est devenue célèbre: avec Carla, «c'est du sérieux. (...) Vous l'apprendrez sans doute lorsque ce sera déjà fait.»
Le  8 janvier, Nicolas Sarkozy  présente ses voeux à la presse. Innovation, cela prend la forme d'une conférence de presse. 11h07, sa relation avec Carla Bruni fait l'objet de la deuxième question posée par les journalistes. La réponse est devenue célèbre: avec Carla, «c'est du sérieux. (...) Vous l'apprendrez sans doute lorsque ce sera déjà fait.» — Eric Feferberg AFP

La presse italienne et espagnole s'intéressent aux propos de Nicolas Sarkozy selon lesquels Rome et Madrid lui auraient demandé d'organiser des opérations d'expulsion collective d'immigrés en situation irrégulière. «Ces propos ont pris de surprise tant le gouvernement espagnol qu'italien», souligne le quotidien espagnol «ABC».
 
«Le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Bernardino Leon, a assuré qu'aucune opération bilatérale ou trilatérale avec la France ou l'Italie pour rapatrier des étrangers n'avait été conclue». Le journal conservateur rappelle toutefois que les trois pays avaient déjà «réalisé un vol commun de rapatriement d'immigrés roumains en septembre 2005» mais dans le cadre d'un «accord du G5 auquel participaient également l'Allemagne et le Royaume-Uni».
 
«20 Minutos» précise que le Premier ministre espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, s'est contenté de préciser qu'il avait évoqué le sujet «brièvement» avec le Président français.
 
L'annonce de Nicolas Sarkozy a été immédiatement démentie également par le ministre italien de l'Intérieur Giuliano Amato, indique «La Repubblica»: «L'Italie ne procède à aucune expulsion collective; chez nous, les expulsions sont réglementées par la loi Bossi-Fini qui prévoit des mesures spécifiques d'expulsions, chacune motivée, concernant des individus en particulier et validée par l'autorité judiciaire. Nous prévoyons donc tout sauf la possibilité d'expulsions de masse ou de groupes.»