Les médecins qui travailleront plus gagneront plus

SANTE Un accord sur la rémunération des astreintes le samedi...

avec agence

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Un rapport rendu public vendredi par le gouvernement préconise d'augmenter le nombre de médecins du travail, actuellement de 6.500, et de recentrer leur activité sur la prévention, en leur permettant de déléguer certaines tâches à des infirmiers spécialisés.
Un rapport rendu public vendredi par le gouvernement préconise d'augmenter le nombre de médecins du travail, actuellement de 6.500, et de recentrer leur activité sur la prévention, en leur permettant de déléguer certaines tâches à des infirmiers spécialisés. — Denis Charlet AFP/Archives

Les médecins généralistes seront rémunérés quand ils travailleront le samedi. L'assurance maladie (Uncam) et les syndicats de médecins libéraux ont annoncé mercredi soir la conclusion d'un accord sur la rémunération des astreintes du samedi et une poursuite de la réduction du nombre des secteurs de garde sur le territoire.

L'accord prévoit notamment le paiement des astreintes du samedi après-midi, au même titre que les nuits, les dimanches et jours fériés. Actuellement, seuls les éventuels actes accomplis par un médecin sont rémunérés, mais pas l'astreinte.

«Il fallait absolument donner une réponse, à la fois aux médecins généralistes qui sur le terrain organisent la permanence des soins et aussi aux patients qui ont besoin de savoir à qui s'adresser» aux heures de fermeture des cabinets médicaux, a déclaré à l'AFP peu après la signature le directeur de l'Uncam, Frédéric van Roekeghem.

Réduire les secteurs de garde

L'accord prévoit aussi la poursuite de la réduction du nombre de secteurs de garde. «Le but, c'est qu'un minimum de médecins prennent en charge la garde et qu'ils soient rémunérés de façon satisfaisante», a déclaré à l'AFP le président du principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, Michel Chassang.

La France comptait 2.737 secteurs en janvier 2007, contre 3.770 début 2003, selon l'Ordre des médecins qui mettait en garde contre toute «interférence de critères purement comptables» sur cette réduction.

Selon un rapport rendu public en septembre, la «permanence de soins» est «peu fiable» et souffre d'un «désengagement progressif des médecins libéraux», qui accroît l'activité des urgences hospitalières.