Cinq ex-détenus français de Guantanamo condamnés à un an ferme

JUSTICE Ils étaient jugés pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste...

avec agences

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L'accusation n'a requis mardi à Paris qu'un an de prison ferme contre cinq des six ex-détenus français de Guantanamo, prenant en compte les deux ans et demi, voire trois ans passés dans les dures conditions de la base américaine à Cuba.
L'accusation n'a requis mardi à Paris qu'un an de prison ferme contre cinq des six ex-détenus français de Guantanamo, prenant en compte les deux ans et demi, voire trois ans passés dans les dures conditions de la base américaine à Cuba. — AFP/Archives
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mercredi cinq des six ex-détenus Français de Guantanamo jugés pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste à une peine d'un an de prison ferme, assortie d'un sursis allant jusqu'à quatre ans, et relaxé le sixième. La cour a suivi le réquisitoire du parquet.

Quatre condamnations et une relaxe

La 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné Brahim Yadel, 37 ans, sur lequel pesaient les charges les plus lourdes, à 5 ans d'emprisonnement, dont quatre avec sursis.

Mourad Benchellali, 26 ans, Nizar Sassi, 27 ans, Khaled Ben Mustapha, 35 ans et Redouane Khalid, 39 ans, ont été condamnés à quatre ans de prison, dont trois avec sursis tandis qu'Imad Achhab Kanouni, 30 ans, a été relaxé.

Ces hommes avaient été arrêtés en Afghanistan par les forces américaines et transférés au centre de détention de la base américaine de Cuba où ils été emprisonnés entre deux et trois ans.

Charges légères

En juillet 2006, le tribunal avait refusé de juger les six jeunes hommes au terme de dix jours de procès, décidant de procéder à un supplément d'information sur l'attitude de plusieurs enquêteurs français qui avaient secrètement interrogé les six prévenus lorsqu'ils étaient détenus sur la base américaine à Cuba.

Au premier jour du nouveau procès, des rapports du contre-espionnage français, déclassifiés, avaient été lus à l’audience. Ils montraient la légèreté des charges pesant contre les accusés.
Trois des cinq détenus britanniques de la base américaine de Guantanamo ont été libérés et devraient arriver de manière «imminente» en Grande-Bretagne, a indiqué mercredi le ministère britannique des Affaires étrangères.