«En clair : il intervient et on fait fifty-fifty»

Sa. C.

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Après avoir porté plainte contre Bernard Laporte, le 23 mars dernier, Frédérique Ruggieri, propriétaire d’un casino à Gujan-Mestras (Gironde), s’explique mardi dans «Le Parisien». Elle accuse le secrétaire d’Etat aux Sports de «tentative d’extorsion de fonds».

En 2005, en proie à des difficultés pour obtenir l’autorisation d’exploiter son établissement, Frédérique Ruggieri affirme avoir été approchée par Bernard Laporte. «Cela se passe le 5 août 2005, à l’Olivier, un restaurant du Pyla (Gironde)», explique-t-elle dans le journal. Elle est accostée par le secrétaire d’Etat. « Il me dit avoir eu vent de mes soucis et compatit. Puis il m'explique qu'il réfléchit à l'achat des casinos d'Arcachon et d'Andernos, propriété du groupe Partouche», déclare-t-elle.

C’est là qu’il lui propose un deal, selon elle. «C'est ensuite qu'il affirme que Nicolas Sarkozy est un de ses amis et qu'il joue au foot avec lui. Il dit qu'il peut donc, sans difficulté obtenir l'autorisation qui me manque. En échange il propose de récupérer 50% du capital du casino. En clair: il intervient et on fait «fifty-fifty», assure-t-elle.

Des accusations réfutées par Bernard Laporte qui a déposé plainte pour «dénonciation calomnieuse». Depuis, Frédéric Ruggieri a reçu l’autorisation d’ouvrir son casino et demande, mardi, à la commission supérieure des jeux, l’octroi de machines à sous supplémentaires.