Affaire du colis piégé: un mystérieux message

Clémence Lemaistre

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Un homme de 45 ans, objet d'une plainte pour harcèlement déposée par Me Catherine Gouet-Jenselme, se trouvait toujours en garde à vue vendredi après que le cabinet parisien de l'avocate eut été le destinataire d'un colis piégé qui a fait un mort et un blessé grave.
Un homme de 45 ans, objet d'une plainte pour harcèlement déposée par Me Catherine Gouet-Jenselme, se trouvait toujours en garde à vue vendredi après que le cabinet parisien de l'avocate eut été le destinataire d'un colis piégé qui a fait un mort et un blessé grave. — Patrick Kovarik AFP

Qui a déposé le colis piégé au cabinet d’avocat du bd Malesherbes? Trois jours après l’explosion qui a fait un mort, une secrétaire de 74 ans et fortement blessé un avocat Me Olivier Brane, l’enquête ne semble pas avancer beaucoup.

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Samedi soir, un architecte accusé de harcèlement cotre l’une des avocates du cabinet a été remis en liberté, et depuis, rien de neuf de la part de la police. La coursière qui a déposé le colis piégé court toujours, et les enquêteurs ne semblent toujours pas privilégier l’une ou l’autre piste.

Trois sacs de couleurs différentes

Selon Le JDD toutefois, on en sait un peu plus sur les circonstances du drame. Ainsi, trois sacs auraient été déposés devant la porte du cabinet, jeudi dernier. «Il s’agit de trois sacs sans logo munis d’une anse: le premier argenté, le deuxième doré, le troisième de couleur noire», écrit le quotidien dominical.

Toujours selon le JDD, le sac doré, adressé à Me Catherine Gouet-Jenselme, contient une bouteille de champagne. Le sac argent, rempli de chocolats, est destiné «au personnel du cabinet». «Il contient également une enveloppe dans laquelle se trouve un bristol sur lequel on peut lire: “en souvenir d’une affaire immobilière complexe”, suivi d’une ébauche de signature». C’est dans le troisième sac, le noir, que se trouvait le colis piégé, enfermé dans une petite boîte en bois comme celles qui contiennent des bouteilles de bourbon ou de whisky.

Entendu vendredi soir par les enquêteurs Olivier Brane a assuré qu’il ne se sentait pas menacé et que toutes les affaires immobilières étaient complexes.