Accident en Corrèze: «il n'y aura aucune répercussion sur les ventes de Rafale»

INTERVIEW Yves Robins, directeur de la communication de Dassault Aviation répond à nos questions...

Propos recueillis par Morgiane Achache

— 

A ce jour, 34 Rafale ont été livrés à l'armée française, dont une vingtaine à l'armée de l'Air, sur 120 exemplaires commandés pour le moment. Le "besoin national" a cependant été estimé par la Défense à un total de 294 Rafale.
A ce jour, 34 Rafale ont été livrés à l'armée française, dont une vingtaine à l'armée de l'Air, sur 120 exemplaires commandés pour le moment. Le "besoin national" a cependant été estimé par la Défense à un total de 294 Rafale. — Patrick Bernard AFP
Le crash d'un Rafale de l'armée de l'air, en Corrèze, jeudi, a coûté la mort à son pilote. L'enquête est ouverte par le parquet de Tulle. Questions à Yves Robins, directeur des relations extérieures et de la communication de Dassault Aviation.
 
Quelle est votre réaction face à l'accident survenu en Corrèze ?  
Il s'agit du premier crash d’un Rafale. Nous ne savons pas encore ce qui s'est passé. Mais nous savons que le Rafale a accumulé de nombreuses expériences. Son premier vol date de 1986, il a prouvé qu'il était d'une fiabilité tout à fait correcte. Nous en avons vendu 53 à l'armée de l'air et à la marine. Cela fait un an et demi qu'ils sont  en service à l'armée de l'air et quatre ans à la marine. Jusqu'ici, il n'y a eu aucun problème. Il y a eu des dizaines de milliers d'heures de vols avec cet appareil.
 
Le Rafale n'a toujours pas réussi à s'exporter à l'étranger. Le colonel Kadhafi, qui vient en visite en France dans les prochains jours, pourrait en commander une petite quinzaine. Pensez-vous que cet accident puisse avoir des répercussions sur les prochaines ventes?
Il n'y aura aucune répercussion sur les ventes. Aujourd'hui, trois enquêtes sont ouvertes, une technique, une judiciaire pour déterminer les éventuelles responsabilités, et une enquête de commandement ordonnée par le chef d’état-major de l’armée de l’air. Il est donc totalement prématuré de penser qu'il puisse s'agir d'un problème technique sur l'appareil. Les enquêteurs vont rester quelques jours sur place. Il n'y a rien à dire pour l'instant, attendons les conclusions.