Les enfants d'Ingrid Betancourt la supplient de garder «l'envie de vivre»

OTAGE Ils lui ont adressé un message radio via Radio France internationale...

avec AFP

— 

Les deux enfants de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, Mélanie et Lorenzo Delloye, ont supplié vendredi leur mère de garder "courage" et "l'envie de vivre" dans des messages radio diffusés en direct dans l'espoir de l'atteindre dans la jungle colombienne.
Les deux enfants de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, Mélanie et Lorenzo Delloye, ont supplié vendredi leur mère de garder "courage" et "l'envie de vivre" dans des messages radio diffusés en direct dans l'espoir de l'atteindre dans la jungle colombienne. — Stéphane de Sakutin AFP/Archives
Ce sont des messages empreints d'émotion qu'Emilie et Lorenzo Delloye ont envoyés à leur mère sur les ondes de Radio France internationale (RFI) ce vendredi. Les deux enfants de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt ont enregistré des messages radio diffusés en direct dans l'espoir de l'atteindre dans la jungle colombienne.

«Je veux que tu vives»

«Je veux que tu vives, que tu manges le mieux possible et que tu aies envie de vivre», a dit Lorenzo, 19 ans, à sa mère, dans son message lu en direct depuis les locaux de RFI à Paris vers 11h15, soit 5h15 locales en Colombie, heure à laquelle l'otage a le plus de chance de l'entendre. «Ma belle maman de mon coeur, je voudrais te dire avant toute chose que je t'aime de toute mon âme», a-t-il ajouté.

Sa fille Mélanie, 22 ans, lui a demandé d'avoir du «courage. Sois forte. Courage parce que tu vas rentrer à la maison. Courage parce que nous allons te sortir de là», a-t-elle assuré la voix tremblante d'émotion, depuis New York où elle fait des études de cinéma. «Prends soin de toi ma belle maman, prends soin de toi (...) c'est le plus important pour moi», a supplié la jeune fille.


>> Pour écouter les messages, cliquez ici

Dans une vidéo et une lettre datée du 24 octobre, premiers signes de vie depuis plus de quatre ans, Ingrid Betancourt réclamait des messages radio trois fois par semaine de ses enfants, «unique information vitale» à ses yeux.

Prudence de Nicolas Sarkozy

Dans le même temps, le président français Nicolas Sarkozy, qui s'est directement impliqué dans le dossier, réagissait avec prudence aux premières réactions mitigées attribuées à la guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxiste) à sa demande d'une libération d'ici Noël d'Ingrid Betancourt.


Pétition Une pétition, en ligne depuis plus de deux sur le site Internet du comité de soutien parisien à Ingrid Betancourt, a recueilli 20.000 signatures supplémentaires depuis la diffusion de la vidéo et de la lettre de l'otage franco-colombienne, a indiqué son président Hervé Marro. A ce jour, elle compte plus de 300.000 signatures.