Le pilote du Rafale est mort

CORREZE Une enquête préliminaire pour «homicide involontaire» a été ouverte par le parquet de Tulle ...

M.A. avec AFP

— 

Un Rafale de la base aérienne de Saint-Dizier (Haute-Marne) s'est écrasé jeudi sur la commune de Neuvic (Corrèze) et son pilote est porté disparu, selon un communiqué du Sirpa Air publié dans la soirée à Paris.
Un Rafale de la base aérienne de Saint-Dizier (Haute-Marne) s'est écrasé jeudi sur la commune de Neuvic (Corrèze) et son pilote est porté disparu, selon un communiqué du Sirpa Air publié dans la soirée à Paris. — ho AFP/marine américaine
Le pilote du Rafale qui s'est écrasé jeudi en fin d'après-midi en Corrèze, est décédé, a-t-on appris vendredi auprès de la préfecture de Tulle.

La victime est le capitaine Emmanuel Moriuser, 34 ans, un «pilote de chasse confirmé qui exerçait depuis une dizaine d'années», a précisé Etienne Manteaux, le procureur de Tulle. «Le cockpit s'est enfoncé d'une quinzaine de mètres dans le sol créant un cratère d'une dizaine de mètres de circonférence.»

L'enquête est ouverte

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Tulle pour «homicide involontaire», a précisé le procureur de Tulle. La partie administrative de l'enquête sera menée par le bureau enquête accident de l'armée de l'air.

Les débris de l'appareil ont été éparpillés sur plusieurs kilomètres. Les enquêteurs ont prévu de rester «trois à quatre jours sur place».

En mission d'entrainement

Le Rafale était stationné sur la base de Saint-Dizier (Haute-Marne). L'appareil effectuait une mission d'entraînement à 4.000 m d'altitude en compagnie d'un second Rafale. Selon le Sirpa Air, «l'appareil a fait une chute en piqué de 4.000 m avant d'exploser en heurtant le sol», jeudi vers 18h20.

Le rafale a disparu des écrans radars et s'est écrasé dans une zone inhabitée, sa chute ne faisant aucune victime au sol.

«Un avion de qualité»

«Le Rafale a déjà fait ses preuves. C'est un avion de qualité. Mais il peut toujours y avoir des accidents», a indiqué Hervé Morin lors d'une conférence de presse à la mairie de Palisse après s'être rendu sur les lieux de l'accident.

Aux journalistes, qui l'interrogeaient sur d'éventuelles conséquences commerciales pour l'avion de combat, il affirmait qu'«on n'a pas le droit de faire ce genre de relation entre la perte d'un homme, d'un pilote, et des contrats potentiels ou probables».

«J'avais rencontré la victime à deux reprises, lors de la présentation du Rafale et à Kaboul où il était chef de patrouille», a indiqué Hervé Morin précisant qu'il se rendrait aux «obsèques militaires qui seront célébrées la semaine prochaine» à Saint-Dizier.