Coupe de France

Colonna blanchi avec confusion par ses ex-amis

Avant l'audience, le sort d'Yvan Colonna semblait suspendu à leurs lèvres. Après, il paraît toujours aussi précaire. Alain Ferrandi et Pierre Alessandri ont témoigné hier au procès du berger de Cargèse. Depuis 2003, les deux hommes sont condamnés à p...

Avant l'audience, le sort d'Yvan Colonna semblait suspendu à leurs lèvres. Après, il paraît toujours aussi précaire. Alain Ferrandi et Pierre Alessandri ont témoigné hier au procès du berger de Cargèse. Depuis 2003, les deux hommes sont condamnés à perpétuité pour avoir participé à l'assassinat du préfet Erignac en 1998. Comme les autres membres du commando, ils ont donné le nom d'Yvan Colonna après leur arrestation en 1999, puis blanchi l'accusé quelques mois plus tard. Alessandri est allé plus loin, en affirmant, une fois condamné, que c'était lui-même qui a tué Claude Erignac.

Problème, l'homme de 49 ans a demandé hier à la cour d'assises de le croire sur parole. S'il a cité son ami Colonna en garde à vue, c'est parce que la mise en cause du berger était « une porte de sortie temporaire ». « J'ai cité son nom par faiblesse, par lâcheté », a-t-il lâché. Mais étonnamment, il refuse de donner des précisions qui peuvent prouver qu'il est le tireur.

Alain Ferrandi, lui, a fait pire. Le matin, Yvan Colonna l'a interpellé directement. « Alain, je vais te parler franchement. On m'a accusé à tort... maintenant, il faut dire les choses... alors, j'y étais ou pas ? » Ferrandi, les yeux braqués sur la cour, répond : « Je sais que tu es un homme d'honneur et que si tu avais participé à cette action, tu l'aurais revendiquée. Donc je te confirme que tu ne faisais pas partie du groupe. » Une disculpation qui sonne aussi comme un rappel à l'honneur de la part de Ferrandi, qui a toujours assumé sa participation. Une phrase de soutien comme la corde soutient le pendu.