Régimes spéciaux : négociations sans enthousiasme à la SNCF et la RATP

RETRAITES Les rassemblements du 4 décembre sont plus que jamais à l'ordre du jour...

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AFPTV
Ça se présente mal sur le front des régimes spéciaux. Les syndicats de cheminots et ceux de la RATP sont sortis mécontents jeudi de réunions de négociation avec leurs directions , jugeant comme la CGT de la SNCF que «le compte n'y est pas».

«A quel jeu joue la direction?»

«Les rassemblements du 4 décembre (à l'initiative de six syndicats de cheminots) sont plus que jamais à l'ordre du jour pour faire aussi pression sur l'Etat», a déclaré Laurent Russeil, secrétaire général adjoint de la CGT-cheminots.

Ce jour-là, une deuxième table-ronde se tiendra à la SNCF, au sujet du niveau des pensions et des compléments de retraite.

Sud Rail, 2e syndicat de l'entreprise, a demandé à ce que la direction «fasse rapidement de vraies propositions». La CFDT a affirmé que «le déblocage de la grille salariale ne sera même pas respecté» et s'est «demandé à quel jeu joue la direction». «Si cela continue comme ça, ça va éclater bien avant le 20 décembre», date de son prochain préavis de grève (de 59 minutes), a indiqué son secrétaire général, Arnaud Morvan.

Tarifs de rachat d'années d'étude «prohibitifs»

FO juge déjà que «les cheminots vont être déçus» et envisage «une réaction unitaire» si les prochaines rencontres, prévues jusqu'au 18 décembre, sont «à la même hauteur». Pour la CFE-CGC, «les réponses ne sont aucunement à la hauteur des enjeux du dossier».

Même la Fgaac (agents de conduite autonomes) qui négocie avec la SNCF depuis le 18 octobre, n'a relevé que «de petites avancées qui ne sont que la confirmation de ce que nous avions déjà obtenu».

Même frustration à la RATP lors d'une réunion similaire ce jeudi, la deuxième depuis la fin de la grève. «Beaucoup de questions de la réunion précédente de lundi sont restées en suspens», selon la CGT-RATP, qui attendait notamment «des réponses sur la revalorisation des échelons».

«Il n'y a plus grève, la pression est retombée»

Parmi les points au programme figurait la validation de trimestres pour le calcul de la pension. Les tarifs de rachat d'années d'études sont «prohibitifs», estime la CGT, qui indique que l'enveloppe de la RATP pour accompagner l'ensemble de la réforme s'élève à 21 millions d'euros. L'Unsa, deuxième syndicat de l'entreprise francilienne, est «un peu déçue par l'absence de réponses concrètes». «Il n'y a plus de grève, la pression est retombée», relève Didier Le Pahun, son secrétaire général.

Le calendrier de négociations à la RATP a été resserré, la réunion conclusive étant avancée du 13 au 11 décembre.