La Brink's en deuil après la mort d'un convoyeur de fonds

BRAQUAGE Il a succombé à ces blessures...

C.F. et A.S (avec AFP)

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Deux personnes ont été blessés par balles, lors de l'attaque d'un fourgon blindé de la Brink's, jeudi vers 7h à Paris.
Deux personnes ont été blessés par balles, lors de l'attaque d'un fourgon blindé de la Brink's, jeudi vers 7h à Paris. — P. Breson / 20 Minutes

«Nous sommes en deuil.» Les employés de la Brink’s étaient «sous le choc» ce jeudi après la mort d’un de leurs convoyeurs de fonds. Agé de 42 ans, marié et père d'un enfant, l’homme a été victime d’une attaque à main armée près d'une agence bancaire de la Société générale, 116 boulevard Davout (20e), à une centaine de mètres de la porte de Bagnolet.

Valise intelligente

La fusillade a éclaté vers 7h30 entre trois malfaiteurs armés et deux convoyeurs, le chauffeur étant resté à l’intérieur du fourgon blindé. Touché par «plusieurs balles» malgré son gilet de protection, selon le ministère de l’Intérieur, «trois» selon la CFDT Transports de fonds, dont une à l'aisne, l’un des convoyeurs est décédé de ses blessures à l’hôpital de la Salpetrière (13e) à 13h. Une passante de 49 ans qui attendait l'autobus a également été touchée à la jambe par un éclat de balle. Elle a été hospitalisée à l'hôpital Saint-Antoine (12e).

Selon la préfecture de police, jointe par 20minutes.fr, les bandits ont réussi à prendre la fuite. Ils n'auraient toutefois pas réussi à emporter d'argent. Le convoyeur portait une valise intelligente, dont l'effraction provoque un jet d'encre sur les billets, les rendant inutilisables.

«C'est vraiment absurde», déplore Pascal Quiroga, responsable CFDT pour les transports de fonds. «ll a été tiré comme un lapin alors qu'il se dirigeait vers la porte de la banque. Les agresseurs ne lui ont laissé aucune chance.»

Le responsable syndical souligne que «les attaques à l'égard de la profession - convoyeurs de fonds et dabistes - sont de plus en plus nombreuses et violentes. On a beau revoir les conditions de sécurité, les délinquants trouvent toujours de nouveaux moyens. Et de nouvelles armes. Nous ne savons plus quoi préconiser si ce n'est une peine exemplaire à leur égard.»

Les syndicats reçus par Alliot-Marie

Michèle Alliot-Marie a demandé «aux services en charge de l'enquête - la brigade de répression du banditisme - de tout mettre en œuvre afin d'identifier les auteurs de ce meurtre et de les déférer à la justice». La ministre de l’Intérieur a par ailleurs annoncé qu'elle recevrait «dans les meilleurs délais» les représentants des convoyeurs pour examiner les conditions de leur sécurité.

Précédents Ce dècès porte à deux le nombre de convoyeurs de fonds tués depuis le début de l'année en France lors d'une attaque à main armée. Le 15 janvier, un autre convoyeur avait été tué à Metz et deux autres blessés lors d'une attaque à la roquette et au fusil-mitrailleur de leur fourgon.